• Soirée chat de jeudi 27 septembre 2018

    (encore un grand merci à tous ceux qui ont participé)

     

    Fabien de Toulouse: Bonsoir à tous ! 

    Gripsou22 a rejoint la discussion 

    Gripsou22: bonsoir 

    Fabien de Toulouse: salut gripsou 

    Fabien de Toulouse: tu vas bien? 

    Gripsou22: oui ça va bien et toi ? 

    Fabien de Toulouse: Pas mal, pas mal. Tu as passé un bon été? 

    Gripsou22: oui ça a été tranquillement 

    Fabien de Toulouse: Est ce que tu as lu les versions livre des premiers épisodes de Jérém&Nico? 

    Gripsou22: j'ai commencé mais pas tout lu....après disons que j'aimerais tout lire en "papier"... 

    Fabien de Toulouse: ah, ok, il faudra patienter jusqu'à décembre lol 

    Fabien de Toulouse: tu as lu quoi? 

    Gripsou22: les 4 premiers 

    Gripsou22: j'ai bien aimé on retrouve un peu des anciens mais des différences aussi 

    Fabien de Toulouse: quelles differences t'ont le plus marqué? 

    Gripsou22: le plus marqué je dirais c'est le préservatif ! 

    Fabien de Toulouse: ah, lol, ça change tout? 

    Gripsou22: non pas tout ça amène plus de "sérieux" au récit au sens de responsabilité 

    Fabien de Toulouse: et tu preferes quelle version? 

    Gripsou22: je dirais celle sans est plus excitante....mais rajouter une capote ça peut rendre plus crédible 

    Fabien de Toulouse: la capote ne va pas durer longtemps, lol... pas au dela de l'épisode 6 lol 

    Gripsou22: et du coup pourquoi as tu voulu la rajouter ? 

    Fabien de Toulouse: bonne question, peut etre pour montrer ce qu'il faut faire avec un mec qu'on ne connait pas. Nico est puceau, il est tiraillé entre le coté excitant de faire sans et la peur des mst. Jérém, c'est lui qui impose les regles du jeu, et c'est peut etre sa première sodo avec un mec 

    Fabien de Toulouse: mais jerem a certainement envie de faire sans, tout comme Nico 

    Gripsou22: d'ailleurs au tout début il a l'air de commencer sans ça fait plus responsable c vrai 

    Fabien de Toulouse: d'autres différences marquantes avec les premieres versions? 

    Gripsou22: le style je dirais il a évolué avec les années du coup il est un peu meilleur 

    Gripsou22: même s'il était déja très bien au départ   

    Fabien de Toulouse: oui, d'ailleurs dans le livre numerique que je vais envoyer demain par mail, je vais mettre en bonus la toute première version des trois premiers épisodes, sans aucune retouche : l'évolution du style est bien visible 

    Fabien de Toulouse: j'en reviens à la capote: cet element introduit aussi une petite frustration, pour les protagonistes et pour les lecteurs, ça crée l'attente de voir les faire sans 

    Gripsou22: une petite frustration comme pour les protagonistes 

    Fabien de Toulouse: quelles sont tes attentes pour la saison 2 

    Gripsou22: en fait j'ai beaucoup de mal à imaginer ce qui va ou peut se passer .... 

    Fabien de Toulouse: mais en partant des evenements de la fin de la saison 1, qu'est ce que tu voudrais qu'il se passe? 

    Gripsou22: en savoir plus sur Jerem 

    Gripsou22: disons sa vie ses souffrances ce qui explique son geste: Nico, Thibault mais aussi le reste 

    Fabien de Toulouse: le geste de quitter Nico 

    Fabien de Toulouse: ? 

    Gripsou22: pas son geste mais plutôt son etat d'esprit qui précède son accident 

    Fabien de Toulouse: je comprends 

    Fabien de Toulouse: le reste dont tu parles, c'est quoi exactement? 

    Gripsou22: sa vie familiale difficile 

    Fabien de Toulouse: Il faudrait des épisodes "dans la tete de" ou bien des flash back, si je comprends bien... 

    Gripsou22: oui c'est ça les flash back ça peut être bien aussi 

    Gripsou22: un truc que je me demande si c'est prévu c'est une rencontre élodie et jérémie ? 

    Fabien de Toulouse: est ce que tu as regardé la video trailer? 

    Fabien de Toulouse: de la ssison2? 

    Fabien de Toulouse: saison 

    Gripsou22: oui j'ai regardé 

    Fabien de Toulouse: tu as trouvé l'indice pour le developpement de la saison 2? 

    Gripsou22: je ne pense pas avoir trouvé non 

    Fabien de Toulouse: lol 

    Fabien de Toulouse: alors tu saura dans quelques épisodes lol 

    Gripsou22: oui je regarderai tt à l'heure à nouveau pour voir 

    Fabien de Toulouse: ok, d'accord 

    Fabien de Toulouse: pour le livre numerique, tu as une appli liseuse? 

    Gripsou22: non mais j'aurais d'ici la 

    titou a rejoint la discussion 

    titou: salut 

    Gripsou22: salut 

    Fabien de Toulouse: hey titou 

    Fabien de Toulouse: ok gripsou 

    titou: sa va 

    Fabien de Toulouse: oui, ça va, toi aussi? titou, tu as lu les nouvelles versions des premiers épisodes de Jerem&Nico? 

    titou: oui sa va super. oui j'ai commencer mais j'attends d'avoir la version pdf et livre 

    Fabien de Toulouse: demain alors, lol 

    Fabien de Toulouse: quelles differences avec les anciennes versions t'ont le plus marqué? 

    titou: oui vite j'attend que sa avec un colis je pense sa sera bien manquera plus mon homme pour voila quoi et sa sera parfait 

    Fabien de Toulouse: titou, tu attends quoi de la saison 2? 

    Fabien de Toulouse: gripsou reste avec nous, à 22 h, le premier épisode de la S2 va etre publié, lol 

    titou: a un mariage non je rigole 

    Gripsou22: ok je reste 7 min alors ^^1

    Fabien de Toulouse: je n'avais pas vu ta question pour elodie et jerem : ça te plairait comme situation? qu'elodie lui fasse bien la morale à ce petit con? 

    Gripsou22: oui un truc du genre lol ou sinon juste qu'elle lui parle pour le cerner depuis le temps qu'elle en entend parler ! 

    titou: d'apres ce que j'ai compris jerem a eut un grave accident mais j'aurais preferais que sa sois le contraire 

    Fabien de Toulouse: titou, c'est à dire le contraire? 

    titou: ben j'aurais preferais que sa sois nico qui est un accident ( comme sa surement jerem aurais pus realiser que il tien vraiment a nico 

    titou: genre un coma pour nico 

    Valer est entré(e) pour la première fois 

    Gripsou22: pour que jerem soit dévasté titou ? 

    Fabien de Toulouse: salut valer ! 

    Fabien de Toulouse: ah, ok titou, j'avais bien saisii 

    Valer: Salut 

    Gripsou22: salut 

    Fabien de Toulouse: en effet, ça aurait aussi fait un bon developpement; j'avoue que j'y avais pensé à un moment 

    titou: oui et qu'il ce rende compte que nico et important pour lui et que genre face un black out total de peur pour nico 

    Mat a rejoint la discussion 

    Fabien de Toulouse: mais j'ai preferé cette version; d'autant plus que Nico n'est pas le genre à chercher la bagarre; alors, il ne restait qu'une traversée de route sans regarder ou un kidnapping par les extraterrestres lol 

    Fabien de Toulouse: salut mat 

    Fabien de Toulouse: mat, tu es deja venu sur ce chat? 

    titou: j'aurais pus d'aider a faire un truc crédible 

    titou: sans dire que ce que tu fait et pas credible bien sur au contraire 

    Fabien de Toulouse: je te promets que ça va etre plus efficace dans ce sens, lol; tu verras à partir de l'épisode 2 et 3 

    Fabien de Toulouse: mat, tu es là? 

    titou: il sort quand le 1 er 

    Fabien de Toulouse: dans 5 minutes 

    Fabien de Toulouse: titou, tu attends un mariage, alors? rien de moins? 

    Fabien de Toulouse: allez, voici le lien du premier épisode : 

    Gripsou22: moi j'attends un mariage mais pour la saison 3 sinon pas de saison 3 s'il y a un mariage dans la saison 2 

    Fabien de Toulouse: http://www.jerem-nico.com/jerem-nico-sai... 

    Fabien de Toulouse: j'attends vos reactions... 

    titou: ben surtout qu'il ce rende compte que nico et vraiment improtant pour jerem et qu'il peut pas ce passer de lui 

    Valer a rejoint la discussion 

    titou: je le lit plus tard 

    Gripsou22: je lirai plus tard ausis 

    Fabien de Toulouse: ah mince, j'attendais ta reaction 

    Fabien de Toulouse: vos reactions 

    Fabien de Toulouse: il n'y a qu'un petit bout pour l'instant, deux minutes de lecture... 

    Fabien de Toulouse: allez, je publie le premier épisode dans son integralité : j'attends vos réactions ! 

    Fabien de Toulouse: bonsoir Elodie ou Lucas 

    Gripsou22: Thibault mort ???????!!!! 

    Fabien de Toulouse: continue à lire 

    Fabien de Toulouse: j'ai mis l'épisode entier 

    Julien a rejoint la discussion 

    Fabien de Toulouse: bonsoir Julien 

    Gripsou22: je vais devoir partir je me leve tot demain 

    Gripsou22: bonne soirée à tous 

    Fabien de Toulouse: bonne soirée gripsou : et merci d'etre venu sur le chat 

    Fabien de Toulouse: j'attends tes impressions sur ce nouvel épisode ! 

    Fabien de Toulouse: merci encore 

    Fabien de Toulouse: je vais rester encore 10 minutes pour voir si quelqu'un reagit, après je vais au lit, longue journée demain 

    Fabien de Toulouse: merci beaucoup, et j'espere que tu vas aimer la suite aussi 

    Fabien de Toulouse: bonne soirée à tous et bonne lecture ! Merci d'avoir participé au chat ! 

    titou: je vais me mettre a lire dsl j'etais au tel 

    Fabien de Toulouse: bonne soirée Titou et merci d'avoir participé 

    Fabien de Toulouse: j'attends tes impressions 

    Perock a rejoint la discussion 

    Fabien de Toulouse: bonne nuit 

    titou: bonne nuit 

    Fabien de Toulouse: et encore merci 

    titou: je te dis demain ce que j'en est pense 

    Fabien de Toulouse: il me tarde 

    titou: tkt pas 


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  • Je m'appelle Nicolas, Nico pour presque tout le monde. J’ai 18 ans et je vais bientôt passer le bac dans un lycée de la plus belle ville au monde. Laquelle ? La mienne : Toulouse, bien évidemment.
    En cet après-midi de mai, très ensoleillé, je marche dans les allées, direction l’appart de Jérém, le bogoss sur lequel je fantasme depuis le premier jour du lycée.
    C’est le début de cette histoire, de mon histoire.
    Elle démarre au printemps : c’était la première année du nouveau millénaire, la dernière année où le franc avait cours.
    Mais c’était surtout et avant tout, l’année de mes 18 ans. Et, comme je ne tarderai pas à le savoir, l’été où je découvrirai l’amour.
    Ce jour-là, le vent d’Autan soufflait très fort dans les rues de la ville Rose. Puissant, insistant, il caressait ma peau, chatouillait mes oreilles, me racontait le réveil d’un printemps en train de se manifester partout : dans les arbres des allées au feuillage triomphant, dans les massifs fleuris du Grand Rond, dans les t-shirts qui, seuls désormais, couvraient les torses des garçons.
    J’ai le net souvenir de la sensation de ce vent dans le dos, accompagnant mes pas, encourageant ma démarche, comme pour faire taire mon hésitation.
    Tant d’années plus tard, lorsque je me pose devant un clavier pour rassembler mes souvenirs, pour partir en quête de moi-même, après la tornade sentimentale qui a tout balayé dans ma vie, j’ai presque l’impression que le vent d’Autan semblait ce jour-là souffler dans mon dos comme pour me pousser à l’encontre de mon destin.
    Tant de fois, dans la suite de cette histoire, il sera question de vent d’Autan, ce vent qui est à Toulouse une institution au même titre que le Stade Toulousain, le cassoulet, le TFC, le foie gras.
    Et à chaque moment clef, et jusqu’au dernier chapitre, il sera là, caressant ma peau, titillant mes oreilles, s’insinuant jusqu’au plus profond de mon esprit, semblant parfois me pousser, ou bien me retenir. Comme s’il voulait me parler, me conseiller.
    C’est drôle la signification qu’on a parfois envie d’accorder à certains signes.
    Ce jour-là, le vent d’Autan me poussait à aller au bout de mon trajet, à franchir la distance entre la maison de mes parents, dans le quartier St Michel, et l’appart de Jérém, rue de la Colombette, en marchant tout droit vers la première révision de maths avec mon camarade, vers la première révision de ma vie sentimentale, et de ma vie d'adulte.
    Je n’ai jamais oublié la puissance du vent d’Autan, ce jour-là. Tout comme je n’ai jamais pu oublier mon Jérém ; bien que depuis tant de temps déjà, nos vies ne marchent plus ensemble.


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  • Jérém&Nico NEWS : saison 2, Livre 1, chat jeudi 27 septembre 21h00.

    Toulouse, le 07 septembre 2018


    Bonjour à tous et à toutes,

    J’espère que vous avez passé un bel été, plein de bons moments et surtout en compagnie des personnes qui vous font sentir bien.
    En ce qui me concerne, l’été a été assez chargée : la météo inclémente, avec son lot de précipitations excessives (plus deux violentes tempêtes le 13 et 16 juillet), a occasionné des dégâts importants chez moi ; elle a également rendu particulièrement longs et difficiles bon nombre de travaux agricoles.
    Une météo qui, au final, m’a laissé beaucoup moins de temps que prévu pour travailler à Jérém&Nico.
    Voici donc l’état des différents chantiers.

    LIVRE 1

    J&N

    J’ai travaillé sur le livre depuis le 20 juillet, j’y ai travaillé d’arrache-pied. J’avais pressenti que reprendre les premiers épisodes pour les remettre au goût du jour (mon goût), ce serait un travail extrêmement plaisant mais très chronophage : cependant, je ne pensais pas à ce point (plaisant et chronophage).
    En me replongeant jusqu’aux racines de Jérém&Nico, à la lumière des développements successifs et qui n’étaient pas prévus à l’époque de la première rédaction, tout un tas de nouvelles idées narratives ont surgi ; ainsi, le remaniement a été profond et la structure du récit profondément chamboulée.
    J’avais pensé reprendre les 40 premiers épisodes, je n’ai pu en retravailler que 20.
    Pour ceux qui le souhaitent, une première partie du livre de 250 pages sera prêt en format e-pub le 28 septembre prochain, lisible sur smartphone, tablette, ordi et liseuse en installant une appli de type Kobo, FullReader ou autre.
    Vous pouvez la précommander dès maintenant en cliquant sur le lien suivant :

    Jérém&Nico Livre 1 Partie 1 – Format epub 250 pages.

    Le livre de 400-500 pages tel je l’avais imaginé, en format papier et epub n’arrivera pas avant le 15 décembre.
    En attendant, vous pouvez retrouver, en cliquant sur le lien suivant, la nouvelle version du tout premier épisode de J&N, tel qu’elle sera imprimée sur le livre.

    01 Le t-shirt de Jérémie/Jérém ôte son t-shirt (version livre).

    Dans le courant du mois de septembre, les 6 premiers épisodes en version livre seront publiés sur jerem-nico.com.


    SAISON 2


    La saison 2 toute entière a été échafaudée pendant les mois de juin-juillet, dans la foulée du final de la saison 1 : les épisodes sont à reprendre, mais déjà bien ficelés.
    Le 27 septembre prochain, à 21h00, je vous invite tous à une soirée chat pour fêter le début de la saison 2. Au terme de cette soirée, vers 22 heures, « JN0201, Recommencer sans lui », le premier épisode de la nouvelle saison sera mis en ligne sur jerem-nico.com.
    La saison 2 sera à priori plus courte que la première, elle comptera une trentaine d’épisodes et sa publication s’étalera de septembre 2018 à l’été 2019, avant une nouvelle pause estivale d’un à deux mois ; la saison 3 est également en projet pour 2019-2020.

    Bonne rentrée à tous et merci de votre fidélité, de votre patience et de votre compréhension.

    Fabien


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  • 01 Le t-shirt de Jérémie/ Jérém ôte son t-shirt (mai 2001).

    (version livre 2018)


    Jérémie a 19 ans. Brun, avec de beaux cheveux coupés très courts autour de la tête et pas mal plus longs au-dessus, fixés au gel ; un torse en V spectaculaire, des épaules carrées, sculptés par le rugby, un cou puissant.
    Vraiment un physique de dingue pour son jeune âge.
    Aujourd'hui, en cours, en cette chaude journée de mai, il portait un t-shirt blanc, col en V assez profond d'où dépassait sa chaînette de mec, ainsi que quelques poils qui commencent à repousser après le dernier rasage : craquant.
    Un t-shirt dont les manchettes enserraient ses biceps musclés avec une précision scandaleuse, tout en retombant pile à la bonne hauteur pour mettre en valeur, du côté gauche, un brassard tatoué aux motifs tribaux : grave sexy
    Un t-shirt qui semblait cousu sur mesure, tant il mettait en valeur les lignes magnifiques de ses épaules et de son torse.
    Un t-shirt dont le blanc immaculé faisait ressortir encore plus la couleur mate de sa peau ; le blanc, aveuglant, comme une évidence, comme pour souligner la perfection de sa plastique : bandant.
    Bogoss au regard très brun et au sourire ravageur, il cultive une barbe brune de trois jours du meilleur effet. Charmant naturellement, charmeur par acharnement. En un mot : un canon de mec.
    Jérémie est LA bombasse mâle de ma classe, de mon lycée, de la ville. En fait, à mes yeux, Jérémie est le plus bogoss de l’Univers tout entier.
    Trois ans qu'il me fait envie comme rien ni personne d’autre ; trois ans que j'ose tout juste le regarder, sans presque jamais lui parler.
    Ce n’est que tout dernièrement que j’ai osé aller vers lui. J’ai saisi une occasion qui s’est présentée à moi et que je n’ai pas eu envie de laisser passer. Peut-être la dernière occasion de tenter de l’approcher avant que le bac ne nous éloigne définitivement.
    Trop sollicité par les nanas, cette année de bac le bogoss a trop baisé et pas assez révisé. Il est arrivé à la fin du dernier trimestre avec pas mal de retard dans presque toutes les matières.
    Pas plus tard que ce matin, il a pris une énième bâche en maths. Alors, j’ai pris sur moi, dit merde à ma timidité, et je lui ai proposé de l'aider à réviser.
    A ma grande surprise, il a dit oui.
    Ce qui explique pourquoi je me retrouve dans les allées, direction son appart rue de la Colombette, à la fois excité et me maudissant pour m'être embarqué dans un pétrin que, je le sais d’avance, ne m'apportera rien, à part un bon malaise à me retrouver seul avec lui, seul avec mon désir fou et frustré.
    Je me dis : « T’es con, Nico, pourquoi tu t'imposes ça ? Tu vas être à côté de lui pendant un long moment, tu vas sentir son parfum, tu vas avoir envie de lui, tu ne vas même pas arriver à te concentrer tellement il te fait craquer. Tu lui as proposé de l'aider juste pour te rapprocher un peu de lui, alors que de toute manière tu n'auras pas le cran de tenter quoique ce soit.
    Car, d'abord, tu n'oses pas ; ensuite, tu te dis qu’un mec comme lui, qui s’est tapé plus de nanas que d’heures de révisions, jamais ne sera tenté de faire quoi que ce soit avec un mec ; de toute façon, même si l’envie lui en prenait, il est trop canon pour toi, il pourrait trouver mille fois mieux.
    Et puis, t’as peur que si tu lui montres qu’il te plait et que t’as envie de lui, qu’il te mette tout simplement son poing dans la gueule ; et, pour finir, t’as peur que ça se sache, peur qu’il te balance devant tout le monde : oui, tu ne supporterais pas que ça se sache que t’es pd. Déjà que t’as bien assez souvent essuyé des moqueries à cause du fait que t’es trop effacé, que t’es nul en sport, que tes regards ne trainent pas vraiment du côté des nanas… tu n’as pas envie d’être pointé du doigt pour de bon…
    Qu'est-ce que je voudrais être un garçon qui s'intéresse aux filles : ma vie serait tellement, mais tellement plus simple.
    Pourquoi je suis comme ça ? Pourquoi j’aime le corps, les traits du visage, la voix, l'odeur, le sourire, la façon d'être, non pas celle des nanas, mais celles des garçons ? Et surtout celles de ce garçon en particulier, ce garçon avec qui je n'ai aucune chance, tout simplement parce je suis un garçon aussi, et que ce garçon aime les filles, qu’il les aime beaucoup, qu’il en aime beaucoup…
    Je repense à ce t-shirt blanc qu'il portait le matin même, comme une deuxième peau sur son torse de malade : à chaque fois que mon regard se posait sur lui, et Dieu sait qu’il s’y posait plus que de droit, je ressentais en moi une violente envie de me mettre à genoux devant lui, de le prendre en bouche et de me cogner la tête contre son mur d’abdos d’acier, le furieux besoin de le laisser exprimer ses envies de p’tit mâle…. Une fortune, pour pouvoir seulement les toucher, ces abdos, pour pouvoir juste effleurer sa peau mate…
    Des fantasmes violents, brûlants, mais des fantasmes que je ne pourrai jamais assouvir. Car, si ce mec est un fantasme sur pattes, c’est bel et bien un fantasme inaccessible.
    Plus j’avance, plus mon cœur s’emballe et mes mains deviennent moites.
    Je viens de traverser le Grand Rond, je m’apprête à en sortir direction le boulevard Carnot, lorsque deux mots s’affichent dans ma tête, en énormes lettres capitales et clignotantes :
    « DEMI-TOUR ! ».
    Je m’apprête à revenir sur mes pas, cédant à la peur, prisonnier de mes craintes, fuyant la vie, lorsqu’une rafale de vent plus puissante et déterminée semble me bousculer, me « mettre un pied au cul », m’obliger à avancer.
    Un bogoss brun traverse la rue devant moi (coup de poing dans le ventre qui me laisse groggy), laissant derrière lui une délicieuse trainée de parfum de mec, un arome boisé, à la fois douce et entêtante (gifle puissante qui finit de m’achever).
    Soudainement, j’ai envie d’aller de l’avant ; de profiter de la vie ; de prendre le risque. J’ai envie de vivre.
    Et tant pis si je vais me sentir comme un con pendant les deux heures qui vont suivre : je passerai quand même un moment dans la tanière du beau mâle ; et ce soir, chez moi, je me branlerai comme un malade.
    Nouvel affichage dans ma tête :
    « AVANCE, NICO, MAIS PUTAIN, AVANCE !!! ».
    Le temps de traverser le passage piéton, le bogoss brun disparait en suivant l'arrondi du Boulingrin ; mais la puissance du vent d’Autan et l’écho olfactif de son parfum de mec me porte encore pendant de longues secondes.
    Je file sur le Boulevard Carnot, je m’engage dans la rue de la Colombette comme en lévitation, comme sur un nuage.
    Pourtant, en tapotant à la porte de son studio, j'ai le cœur qui bat la chamade. Je devine que sa simple présence va être une claque inouïe et insupportable pour mon attirance, pour mon désir.
    Ce que je ne sais pas encore à cet instant précis, c’est à quel point les claques seront nombreuses, variées, incessantes, implacables.
    La porte s'ouvre, le bogoss apparait dans l'embrasure. Première claque : beau comme un dieu, habillé du même short en jeans et t-shirt que ce matin en cours ; et, en bonus, deuxième claque, une casquette noire vissée sur sa tête, à l’envers, une touffe de ses beaux cheveux bruns dépassant de l’espace en demi-lune au-dessus de la petite ceinture de réglage.
    Je me trouve planté là, face à ce petit Dieu, pour la première fois complètement seul avec lui, et je suis complètement déboussolé, désorienté.
    Je le regarde et j'ai envie de pleurer ; je le regarde et j'ai encore du mal à croire que j'approche enfin celui qui représente tout simplement à mes yeux la perfection masculine. Je suis tétanisé, ensorcelé, dans ma tête c’est le blackout.
    Avec son plus beau sourire, troisième claque, il me dit : « Entre ». Je craque littéralement. Dans mon ventre, un désir qui me ravage.
    Je ne sais comment j’arrive à bouger mes jambes pour franchir le seuil de ce « Temple du Mâle ».
    Pour rentrer dans l’appart, je suis obligé de passer très près de lui : ce qui m’expose au danger ultime, celui d’être foudroyé par le parfum de son déo, quatrième claque de fou. Je ne sais même pas comment je tiens encore sur mes jambes.
    Le souffle coupé, le cœur qui tape à tout rompre, je me retourne illico, juste à temps pour capter le spectacle qu’est la combinaison diabolique de son dos sculpté en V, et de ce t-shirt blanc scandaleusement ajusté à ce dos même, à la chute de ses épaules, à l’arrondi de ses épaules, à ses biceps, à ses pecs saillants : pas « trop » et pas « pas assez », le coton retombant sur chaque point de sa plastique sans plis, sans tension, comme la simple perfection. Cinquième claque.
    Et lorsqu’au gré des mouvements de son torse et de ses bras, le coton finit par bouger, se tendre et faire des plis provisoires dans son dos puissant, le spectacle est d’autant plus époustouflant.
    Ça ne dure qu'une fraction de secondes, pendant laquelle j’apprécie le spectacle de son côté verso (son petit cul de rugbyman rebondi et musclé dans son short noir, c’est à tomber : sixième claque) ; tout en frémissant d’impatience qu’il se retourne pour retrouver cette petite gueule surmontant son corps de fou.
    J’ai tout juste le temps de poser mon regard sur ses mollets musclés et finement poilus, et de le laisser glisser jusqu’à ses pieds nus, pour constater que le bogoss est en mode décontract : Jérémie pivote sur lui-même, il me balance un nouveau sourire à tomber par terre.
    Je ne sais pas comment j’arrive à me faire violence pour décoller mon regard de lui et tenter de me familiariser avec son espace de vie.
    Son appart, un studio, est une véritable tanière de mec. Une tanière qui sent la cigarette à plein nez et le ménage approximatif. Il y a du bordel partout, le lit en vrac, une boîte de capotes posée sur la petite table de chevet juste à côté. Je me surprends à imaginer combien de nanas ont dû passer dans ce lit ; combien ont gouté à sa queue, à son jus, combien se sont faites démonter par ce beau mâle. Il parait qu'il a même sauté la prof d'anglais, qui a le double de son âge.
    Putain qu’est-ce qu’il sent bon, je crois que je vais le supplier de me laisser le sucer.
    Au lieu de quoi, je m'installe à la petite table juste à côté de lui. J'ouvre un cahier de notes et je lui demande ce qu'il veut réviser en priorité. Il me dit : « Ce que tu veux ».
    J'essaye de me concentrer, de trouver un vrai sujet de révision. Je sens son regard perçant sur moi. Je me sens mal à l'aise. Son regard me perturbe, m’aimante. Je finis par tourner la tête et croiser ses yeux noirs si charmants. Son sourire au coin des lèvres a quelque chose d'étourdissant, de magnétique, un truc qui me fait penser à Colin Farrell à l'époque du film La Recrue. Je suis trop tendu pour penser à lui renvoyer un sourire.
    Le fait est que, en plus de sa beauté quasi surnaturelle, le bogoss possède un charme de fou. Et ça, il ne le sait que trop bien. Oh, que oui, il le sait ; il sait qu'il a du pouvoir sur les gens et il sait que son sourire est une arme redoutable capable de lui ouvrir bien de portes. Et il ne s'en prive pas. Oui, charmant il l'est naturellement, charmeur il l'est par choix délibéré.
    Non, on ne peut pas rester insensible à son sourire, à sa sexytude débordante, à sa jeunesse insolente.
    Je suis happé par son regard, et ce n’est qu’au bout de quelques secondes que je m'aperçois que j'ai arrêté de parler.
    Lui aussi s'en est aperçu, et son petit sourire est devenu un grand sourire qui embrase son beau visage aux traits à la fois fins et très masculins. Il a dix-neuf ans, il est beau comme un enfant, fort comme un homme…
    Je retourne à me notes, mais pas pour longtemps. Du coin de l'œil, je décèle un petit mouvement ; il ne me faut pas longtemps pour me rendre compte que le bogoss est en train de se tripoter le paquet. Sur le coup, je me dis qu'il est en train de rajuster son service trois pièces dans le short, avec ce geste nonchalant et si puissamment érotique qu’ont parfois les petits mecs comme lui.
    Mais le geste se répète, il continue. Je ne veux pas regarder, je ne veux pas qu'il s'aperçoive que je suis attiré par ce qui se passe dans son entrejambe.
    Mais je ne suis pas assez fort, et je finis par tourner un peu la tête vers le « cœur de l’action » : je détecte une bosse dans son short, laissant présager la présence d’une belle bête cachée sous le tissu.
    Son buste est légèrement plié vers l’avant, ce qui fait que dans le bas du dos, le t-shirt remonte et l’élastique noir et blanc d'un boxer dépasse. Entre les deux tissus, un bout de peau est à l'air. Un petit aperçu de sa plastique qui appelle à une vision plus généreuse : furieuse envie de le voir torse nu…
    Je l’y ai vu quelques fois, torse nu : en sortant des douches après le cours de sport, avec une serviette autour de la taille, ou à l’occasion de soirées bien arrosées.
    C’est tellement dur d'être pd et de côtoyer des mecs comme Jérémie.
    Petit à petit, je finis par me tourner complètement vers lui, sans même m'en rendre compte ; je regarde sa main caresser la bosse sous le short et je n'arrive plus à détacher mon regard.
    « Qu'est-ce que tu mates ? » je l’entends me demander à brûle-pourpoint.
    La honte. Je reviens vers mon cahier, rouge comme une pivoine.
    « Eh mec… » il me lance, tout en posant carrément une main sur mon épaule « Je sais que t’as envie de la voir… ».
    Nouvelle claque. Touché, en plein dans le mille, coulé. Je sens une vague de chaleur parcourir mon corps et embraser mon visage ; le cœur tape tellement fort qu’il semble devoir exploser dans ma poitrine.
    J’ai juste envie de disparaître dix mètres sous terre ; envie de ranger mes notes et de me barrer. C’est décidé, je ne remettrai plus jamais les pieds dans cet appart, ni au lycée.
    « Arrête tes conneries… » je finis par bégayer, dans la tentative vaine de me soustraire à ce malaise étouffant.
    « Je déconne pas... » je l’entends lâcher, sans se démonter.
    Je n'arrive même plus à le regarder.
    C’est là que je sens sa main se poser sur la mienne et l’enserrer, puis l’approcher de sa braguette. A ce stade, ce n’est pas une simple claque de plus que je reçois, c’est carrément un coup fatal, un coup à me mettre KO.
    Je ne sais plus où me mettre ; j’ai le réflexe de retirer ma main, mais la sienne la retient. Mes doigts effleurent désormais son short ; instantanément, ils sont confrontés à la raideur, à la chaleur de sa bosse ; je sens sa queue frémir sous le tissu tendu.
    Je suis dans un état d’excitation indescriptible. J’ai envie de lui à en devenir dingue. Pourtant, je finis par dégager ma main avec un geste brusque.
    Je suis complètement dérouté. Mais à quoi joue-t-il ce petit con ?
    « Arrête de te foutre de moi… » je me braque, le souffle coupé, comme en apnée.
    « Je ne me fous pas de toi... je suis sérieux… ».
    Son assurance me frappe comme un coup de massue.
    Un instant plus tard, le bogoss se lève de sa chaise. Lorsque je me retourne vers lui, il est déjà adossé au mur, beau, viril, sensuel, conquérant : il est à craquer ; ou, plutôt, à croquer…
    « Allez, viens la chercher… » il m’invite, le plus naturel du monde.
    Euh… apparemment, il ne rigole pas, il a vraiment envie de ça ; alors là, si je m’y étais attendu !
    Je n’ai encore jamais couché avec un mec : bien sûr, je crois savoir ce que peut faire plaisir à un garçon. Mais par où commencer ? Comment oser y aller ? On fait comment entre garçons ? On s’embrasse d’abord ? On fait comment pour ne pas avoir l’air con, surtout avec un mec pareil ?
    Devant mon hésitation, c’est lui qui me donne la marche à suivre, avec tout le tact et la finesse qui seront souvent sa marque de fabrique :
    « Allez, putain… mets-toi à genoux et suce ! ».
    Mon cœur va exploser. Non, le bogoss ne rigole pas. Alors pourquoi hésiter ? J'en ai trop envie et, après tout, c'est ce qu'il veut. Nos envies sont parfaitement complémentaires : alors, pourquoi s’en priver ?
    Un instant plus tard, je suis à genoux devant lui, en train de défaire sa ceinture, puis un à un les boutons de sa braguette ; j’ai toujours du mal à me faire à l'idée que je vais pouvoir toucher ce corps et que je vais pouvoir prendre en bouche cette bombasse de mec.
    Le boxer, le dernier rempart dissimulant sa virilité, se présente alors à moi. Un parfum de propre, mêlé à une petite odeur de sexe masculin monte à mes narines, mélange délicieux, entêtant, étourdissant. Sa belle poutre raide déforme le tissu noir, fin, élastique.
    Ses mains finissent par dégager la bête de son enveloppe de coton. Et là, c’est le KO, le Ippon.
    La voilà, cette queue sur laquelle j’ai tant fantasmé ; et bien que j’aie eu l’occasion de l’entrevoir une fois, au repos, après un cours de sport, à la sortie des douches, j’ai tant fantasmé de la voir bien raide, impatiente de prendre son pied et de jouir.
    Ce fantasme est désormais réalité : et la réalité dépasse même le fantasme. Sa queue est belle, avec des proportions parfaites, raccord avec le reste de l’anatomie de son propriétaire.
    Instinctivement, j’approche mon nez pour capter l’empreinte olfactive de la bête. Une fois sortie de sa prison en coton, elle dégage une chaude mais légère odeur de transpi, de gel douche, de petites, délicieuses odeurs de mec, tout simplement.
    Il n’y a pas photo, sa virilité tendue donne faim, très faim.
    Je n’arrive toujours pas à réaliser ce qui m’arrive : sa queue est là, devant mon nez, elle s’offre à moi.
    Je suis ébloui, aveuglé par le fait d’approcher la perfection absolue, sa nudité, non pas « juste » un bogoss, mais la super-méga-bogoss inaccessible sur lequel je fantasme depuis le premier jour du lycée. Et qu’il va être le premier mec avec qui je vais coucher.
    Non, je n’arrive toujours pas à réaliser que ce jeune mâle qui a baisé tant de nanas, cet après-midi va être pour moi, à moi, et rien qu’à moi.
    C’est au-delà de tous mes espoirs, j’ai l’impression de toucher le ciel avec un doigt, je me sens comme Icare à l’approche du Soleil.
    Malgré le bonheur qui m’envahit, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi cette chance me revient à moi, Nico, celui qui est transparent au lycée, celui qui n’a aucune voix en chapitre nulle part, celui à qui personne n’a encore montré la moindre attirance…
    Je crois que je suis en train de rêver. C’est trop, putain… j’ai la tête qui tourne, je vais faire un malaise.
    C’est un cadeau inouï de la vie, c’est un rêve qui devient réalité : je suis comme un gosse à Noël.
    Je ne me lasse pas de mater et d’humer ce pieu de chair gonflé à bloc, peut-être qu’instinctivement je repousse l’instant où je saisirai ce cadeau, comme pour savourer l’attente, ce moment où rien n’est encore, cet instant avant que tout ne commence.
    Mais si à mes yeux la contemplation est en elle-même un plaisir intense, le mec s’attend à autre chose que de se faire mater. Et il va me le faire savoir.
    Devant mon hésitation, il avance le bassin, et son gland vient forcer mes lèvres.
    Le tout premier contact avec sa queue me met dans tous mes états, mon cœur bondit tellement dans ma poitrine que j’ai l’impression qu’elle se déforme à chaque battement, comme dans les dessins animés.
    Je suis à la fois le garçon le plus heureux de la terre et le plus inquiet.
    Est-ce que je vais savoir lui donner du plaisir ? Est-ce que je vais être à la hauteur des attentes de ce mec, lui qui a déjà tant d’expérience dans le domaine, une expérience qui va lui permettre de me comparer… à d’autres bouches ?
    Est-ce que le fait d’être à ce point impressionné par ce jeune mâle ne va pas couper tous mes moyens ?
    Mais lorsque son gland augmente sa pression contre mes lèvres, ces dernières s’ouvrent dans un mouvement qui semble le plus naturel du monde. Lentement, sa queue chaude, raide, douce, déterminée, glisse entre mes lèvres, jusqu’à se faire avaler presque en entier.
    Dès le premier contact avec ma langue, un frisson géant secoue mon corps de la nuque jusqu’à mon entrejambe, faisant des allers-retours incessants, impitoyables.
    « Tu as envie de ma queue, hein ? ».
    « Grave ! » je lui réponds par la pensée, tout en émettant un grognement assertif.
    Le bogoss à la casquette à l’envers et au t-shirt blanc commence alors des va-et-vient avec son bassin. Très vite, je lève les yeux, impatient de découvrir comment une bombasse pareil prend son pied : je lève les yeux juste à temps pour le voir fermer les yeux, lever le visage au plafond, et déglutir bruyamment la salive.
    Le bogoss a l’air d’aimer le traitement : cela me rassure, et m’encourage à bien faire.
    « T’avais envie de ça, hein ? N'est pas, petite salope… » il me balance, tout en accélérant ses coups de reins « j'ai vu comment tu me regardais en cours… j’ai vu comment tu as regardé ma queue la fois que tu m’as vu sortir de la douche… je savais que tu devais être une bonne bouche à pipes… vas-y, suces bien… vas-y comme ça, suces une bonne queue… prends ton pied de salope... ».
    Au départ, je suis un brin dérouté par ses mots crus, car je ne m’attendais pas à ça ; pourtant, très vite, je finis par ressentir du plaisir du fait d’entendre le ton sec et déterminé de sa voix, de sentir son attitude de mec actif, dominant, de découvrir et d’expérimenter son côté petit macho. Cela m’excite.
    Ses coups de reins sont puissants ; sa main maintient fermement ma tête, tout en imprimant par moments des mouvements destinés à bien me faire avaler son manche, à m’étouffer avec. Et je kiffe ça.
    Très sûr de lui, le petit mec de 19 ans, sûr et fier de son corps, de sa queue, de sa virilité.
    Chaque seconde qui passe décuple mon envie démente de faire jouir ce mec au corps de rêve.
    Ma langue se promène avec gourmandise autour son gland pulpeux, tout en essayant de découvrir ce qu'il aime, ce qui le fait frissonner, recherchant le bon tempo de sa jouissance.
    Et si j’en juge à sa respiration profonde et à ses ahanements de plaisir, le bogoss semble apprécier.
    J’avais eu peur de ne pas arriver à le satisfaire à cause de mon manque total d’expérience, il n’en est rien : à croire que certains talents sont innés, et qu’il suffit de se laisser porter par l’instinct pour les dévoiler.
    « Tu l'aimes ma queue, hein ? » il recommence « vas-y… suces-la comme ça, vas-y, t'es un bon pédé, toi… il te faut une queue de mec pour prendre ton pied… ».
    Ma tête toujours maintenue par ses mains, ses grands coups de bassin envoient sa queue jusqu'au fond de ma gorge ; au gré de ses va-et-vient, se couilles frappent mon menton, et le bas de son t-shirt vient taper sur mon nez. En levant les yeux, j’aperçois son nombril, ses abdos, avec mes narines je capte un mélange de bon, de propre, de tiède et de mec qui me fait tourner la tête.
    Intenables, mes mains se faufilent sous son t-shirt, mes doigts frôlent au passage la peau douce et ferme de ses abdos : le bonheur. Et lorsqu’ils arrivent en contact avec ses pecs d’acier, d’une fermeté incroyable, j’ai envie de pleurer.
    « Putain qu’est-ce que t’es bien foutu… » je ne peux m’empêcher de lui lancer, tout en reprenant mon souffle, mais sans oublier de le branler.
    Le bogoss penche son visage et, du haut de son mètre quatre-vingts, il me lance un regard, coquin, lubrique.
    Puis, d'un geste aussi rapide qu’inattendu, il décolle le dos du mur, attrape sa casquette et il la balance sans cure dans un coin de la pièce ; il attrape son t-shirt par le bas, il le retourne le long de son torse de malade, geste prompt et assuré de mec qui a l’habitude de se dessaper vite dans l’urgence impérieuse du plaisir des sens, il le balance nonchalamment sur le sol.

    Souhaiter qu'il pose son t-shirt, c'est une nécessité évidente : mais lorsque cela arrive, il faut se préparer à supporter l'insoutenable. Surtout à distance si rapprochée. 
    Me voilà confronte au plus incroyables des spectacles. Pecs saillants, surmontés par deux magnifiques boutons de mec que je rêve de caresser, de lécher depuis des années ; une ligne médiane bien marquée qui, du haut en bas de son torse, souligne la symétrie parfaite de son anatomie, conduisant à ses abdos, magnifique bas-relief de peau douce et de muscle ferme, au milieu desquels un nombril délicieux marque le départ de cette diabolique ligne de poils conduisant tout droit à sa virilité. Les plis de l’aine, à la saillie impressionnante, ressemblent à un entonnoir anatomique conduisant lui aussi le regard vers le siège de son plaisir de mec.
    Je ne sais plus donner du regard ; entre le paysage à couper le souffle de sa plastique de fou et les éléments posés comme des repères visuels sur cette plastique (la chaînette retombant sur cette peau mate, entre ses clavicules ; le petit grain de beauté dans le cou : juste une envie folle de l'embrasser à cet endroit précis ; le tatouage en dessous de son biceps gauche, conférant à l’« ensemble » une touche de mystère, un côté animal et indompté) : je suis sans mot devant tant de perfection, devant ce corps de Dieu de l'Amour, devant cette p’tite gueule à faire jouir d’urgence.
    « T’es trop bien foutu… » je m’incline devant mon impuissance à exprimer autrement l’émotion sensuelle ravageant mon cerveau, assommé par tant de perfection.
    Et là, comme s’il restait encore la moindre parcelle de mon esprit à embraser, le bogoss se met à gonfler ses biceps et à bomber ses pecs, son égo de jeune mâle visiblement flatté par mes mots et mon regard impressionné ; un regard que le sien, rempli de fierté après un rapide détour sur sa plastique de fou, cherche avec insistance.
    Le bogoss est fier de ses muscles, mais il a pourtant besoin de ça, m’impressionner.
    Et il y arrive parfaitement. Ainsi, sur le moment, je suis tellement sous le charme que je n’arrive même pas à réaliser ce que je réaliserai longtemps après cet après-midi de mai : à savoir, que si son geste de me montrer la puissance de sa musculature est carrément bandant, le besoin de m’impressionner qui en est à l’origine est touchant, d’une certaine façon.
    Un instant plus tard, sa main revient se poser lourdement sur ma nuque pour m’obliger à recommencer à le sucer.
    Je m’exécute avec un bonheur non dissimulé, pendant que mes mains affamées parcourent, tâtent sans cesse, inlassables, voraces, ce paysage délicieusement vallonné ; je n’en reviens toujours pas d’à quel point ses pecs sont fermes, aussi fermes qu’un fruit pas mur ; je les empoigne et j’ai l’impression de saisir de la pierre polie et tiède.
    Je le suce de plus en plus avidement, de plus en plus accroc à ce manche chaud, bien monté, très raide.
    Mon front cogne sans cesse contre ses abdos d'acier, de façon violente, répétée : j'ai l'impression que quand il en aura fini, le dessin de ses tablettes de chocolat sera imprimé au fer rouge entre mes sourcils et mes cheveux.
    Puis, à un moment, Jérémie se dégage de ma bouche ; il attrape mes épaules, il pivote, et moi avec ; sans même m’en rendre compte, je me retrouver la tête contre le mur.
    Le corps penché vers l’avant, les deux mains appuyées au mur, son bassin avance, sa queue rentre dans ma bouche déjà en manque et recommence à la baiser avec une vigueur renouvelée.
    Au début, c’est un peu douloureux ; mais le petit désagrément disparaît vite face au bonheur de me soumettre complètement au plaisir d'un si bel étalon.
    Lorsque j’envoie mes doigts exciter ses tétons, le bogoss frissonne de plaisir. J’ai l’impression qu’il n’est pas loin de venir.
    Je ne m’y trompe pas : quelques instant plus tard, d’un ton péremptoire, je l’entends me sommer :
    « Je vais jouir et tu vas tout avaler... ».
    Il me défonce la bouche avec des coups de reins sauvages, il m’étouffe jusqu’aux larmes, impitoyablement.
    « T’es une vraie salope… ».
    Un instant plus tard, je l’entends lâcher :
    « Oui, oui, oui, oui... » avec une voix altérée par la puissance de l’orgasme.
    Et il balance dans ma bouche, une bonne séquence de jets chauds et épais ; son nectar de p’tit mec vient en moi, me brûlant la langue et la gorge, étalant dans mon palais ce goût un peu fort et un peu salé.
    Un goût que j'adore instantanément, provoquant un moi une sorte d’ivresse qui me donne instantanément envie de recommencer encore et encore.
    Un instant avant qu’il ne jouisse, je ne savais pas si j’avais envie qu’il se lâche dans ma bouche, et encore moins si j’avais envie de l’avaler : des considérations sanitaires, et d’autres plus personnelles, liées à mon inexpérience, auraient pu faire pencher la balance du côté du « NON ». Bien sûr, le désir pesait lourdement du côté du « OUI » ; ainsi, ce qui fait pencher définitivement la balance, c’est le simple fait de l’entendre me l’ordonner.
    Son…
    « Je vais jouir et tu vas tout avaler... ».
    … a été comme une révélation, presque la découverte d’une vocation.
    C’est un peu de lui qui vient en moi, l’essence même de sa mâlitude dont il me fait cadeau.
    Sans un mot, sans même un regard, le bogoss encore haletant remonte le boxer et le short. C'est un goût un peu amer, quand de mes lèvres il s'enlève, quand il s’éloigne sans un mot.
    Le bogoss attrape sa casquette, il la remet sur sa tête, rigoureusement à l’envers, il saisit le paquet de cigarettes posé sur la table à côté de mes notes inutiles.
    D'un geste assuré il allume la clope et il sort sur la terrasse. Je le regarde, de dos, l’épaule appuyée au mur, le regard vers la rue, en plein soleil : j’ai ainsi l’occasion de bien détailler sa silhouette parfaite, marquée par l’alternance de parties dénudées et d’autres couvertes.
    Du bas vers le haut : ses pieds et ses mollets nus ; le short noir d’où l’élastique du boxer dépasse généreusement ; son torse parfait émergeant du short, comme une sculpture vivante, à la couleur ambrée, charmant héritage de ses origines napolitaines.
    Et au sommet de ce chef d’œuvre de chair et de muscles, une casquette, à l’envers, à la visière bien plongeante sur son cou, lui donnant un air de parfait petit con à gifler et (re)faire jouir d’urgence.
    Le vent d’Autan souffle toujours, il caresse sa peau, ma peau.
    En ce moment je n'ai pas encore joui, je n'ai même pas défait mon short, il ne m'a même pas touché, à part avec sa queue ; j'ai son goût dans ma bouche et je n'arrive pas encore à réaliser que tout ça s'est vraiment produit.
    Je suis tellement excité que, sans presque m’en rendre compte, je défais mon short, je m’allonge sur le lit et je commence à me branler. Lorsque Jérémie revient de sa terrasse, je l’entends me lancer d'un ton ferme, presque agressif :
    « Arrête ça, je n’en ai pas fini avec toi... ».


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