• Bonjour à toutes et à tous ! Bienvenue sur le site Jérém&Nico

    Bonjour à toutes et à tous ! Bienvenue sur le site Jérém&NicoBonjour à toutes et à tous ! Bienvenue sur le site Jérém&NicoBonjour à toutes et à tous ! Bienvenue sur le site Jérém&NicoBonjour à toutes et à tous ! Bienvenue sur le site Jérém&NicoBonjour à toutes et à tous ! Bienvenue sur le site Jérém&Nico

    Bonjour à toutes et à tous ! Bienvenue sur le site Jérém&Nico.fr 

    Retrouvez les épisodes de Jérém&Nico en version audio.

    Contribuez ainsi à rendre possible cette aventure littéraire.

    Pour l’occasion, les épisodes 1-10 font peau neuve, ils sont réécrits avec un nouveau style.

    Dans les mois à venir, cette première partie de l’histoire va être édité en format papier.

     

     

    51.5 Le bel étalon et le puissant jeune taureau


    Je suis toujours allongé de tout mon long sur le corps musclé et chaud du bomécano, enserré dans ses bras puissants, comme renfermé dans une bulle sensuelle en compagnie de ce jeune mec adorable, avide de câlins, à donner, et à recevoir… ce mec est un bonheur absolu… j'ai envie de le bouffer tout cru…
    Je bande à nouveau… je sens qu’il bande aussi… sacré petit taureau…
    Il a encore envie… et c’est si flagrant que ça me fait grave envie…
    J’ai encore envie de lui… et c’est tellement violent que ça me fait presque peur…
    Puis, à un moment, je sens le matelas s’affaisser sous mes pieds… au même moment, mes narines sont prises d’assaut par une senteur puissante et bien familière, une fraîcheur se dégageant d’une peau tout juste douchée, et encore un brin humide…
    C’est à cet instant que je réalise que le bruit de l’eau dans la douche a cessé… et que mon Jérém est de retour…
    Le petit matin approche… mais cette nuit, notre nuit, est loin d’être terminée…

    [Retrouvez les épisodes de Jérém&Nico en version audio sur chouchote-moi.fr ou jerem-nico.com (voir affiche tout en bas de la page).
    Contribuez ainsi à rendre possible cette aventure littéraire.
    Des extraits sont disponibles sur la page Youtube de Jérém&Nico, recherche Fabienfabien.
    Pour les versions audio, les épisodes 1-10 font peau neuve, ils sont réécrits avec un nouveau style.
    Dans les mois à venir, cette première partie de l’histoire va également être éditée en format papier.
    Merci et bonne lecture].

    Je sens le poids du corps de Jérém avancer sur le matelas… les bisous de Thibault cessent peu à peu, mais l’étreinte de ses bras, le contact avec son corps demeurent… le contact avec sa barbe douce persiste dans le creux de mon cou…
    Les mains du bobrun saisissent mes mollets, les écartent… ses genoux avancent entre mes jambes comme un bulldozer dégommant tout sur son passage, se faufilent presque de force entre mes cuisses… et entre celles de son pote, sur lequel je suis toujours allongé…
    Il avance avec une assurance totale, comme s’il s’apprêtait à rentrer en terrain conquis… comme s’il s’apprêtait tout simplement à rentrer chez lui… ce qui, à bien regarder, n’est pas bien loin de la réalité…
    Son gland frôle déjà ma raie... le bobrun bande à nouveau, jeune fougueux étalon… et il a envie de me baiser… mon Jérém est toujours sur sa faim… cette nuit n’est pas encore venu en moi…
    Je frissonne à l’idée de me sentir à lui… je frémis à l’idée de sentir sa queue glisser dans mon ti trou… je vibre à l’idée de son manche trempant dans le jus de son pote… je deviens fou à l'idée que mon bobrun soit en passe de mélanger sa semence avec celle du bomécano, en moi…
    Je me dis que toutes ces considérations doivent également traverser son esprit… que ressent mon bobrun à cet instant ?
    Puis, ses mains attrapent mes chevilles… elles amorcent un mouvement vers le pied du lit en appliquant toute la puissance de ses biceps… le geste est ferme, déterminé, véhément…
    L’étreinte du bomécano se relâche aussitôt… instantanément, je sens mon torse glisser sur son torse velu… le contact torse Nico-torse Thibault prend fin et je ressens instantanément une sensation de manque déchirante…
    Les mains de de Jérém m’attirent vers le fond du lit…
    Dans la foulée, je le sens reculer, redescendre du lit… désormais, il est debout derrière moi… ses mains attrapent mes hanches, m’obligeant à me mettre à quatre pattes…
    Un instant plus tard, ses mains à la prise bien ferme saisissent mes fesses, les écartent… je sens ses doigts glisser dans mon entrejambe… son gland vise désormais ma rondelle, il s’y presse…
    Ses mains s’agrippent à mes hanches… la pression de son bassin augmente encore… et là, sans autre forme d’introduction, si j’ose dire, le bobrun s’enfonce en moi… il me pénètre jusqu’à ce que ses couilles lourdes et chaudes se collent à mes fesses…
    J’ai tout juste le temps d’accuser le frisson intense de me sentir rempli par ce manche bien connu… que déjà Jérém commence à me limer…
    D’entrée, ses assauts sont puissants, ses coups de reins profonds, sans ménagement…
    Très vite, je comprends que c’est une saillie virulente, brutale qui se profile…
    Inutile d’attendre de lui une continuité avec ce partage sensuel initié un peu plus tôt, lors de l’étreinte à trois… tout cela n’était que l’effet des câlins de Thibault… or, apparemment, ces câlins n’ont qu’un effet de contact… dès que ce contact cesse, leur effet disparaît aussitôt… Jérém redevient Jérém et je redeviens à ses yeux un ensemble de trous à baiser à sa guise…
    Et là, pour le coup, j’ai même l’impression que ses coups de boutoir sont particulièrement virulents… qu’ils sont animés par une sorte de rage… j’ai l’impression qu’il veut me défoncer… me déchirer… me démonter… les assauts de sa queue semblent viser autant son plaisir qu’une sorte d’envie de punir, d’infliger des coups, de faire mal…
    Qu’est-ce qui t’arrive, mon Jérém ? Est-ce que le fait d’avoir vu ton pote prendre son pied en moi, avec moi, et moi avec lui… t’a entrainé dans une sorte de compétition entre étalons ? Es-tu jaloux de notre complicité ? Est-ce que tu veux faire mieux que lui ? Plus fort, plus puissant, plus marquant ?
    Je commence à le connaître un peu, mon Jérém, pour savoir que l’allure de ses coups de reins en dit long sur son état d’esprit… et là, je sais qu’il est en mode « je te baise, prends ça, espèce de salope, ça t’apprendra à faire ta pute »… je sens qu’il est contrarié…
    Il me pilonne froidement, sans répit… ses mains prennent désormais appui sur mes fesses, une bonne partie du poids de son corps repose sur mes reins… ce petit con me chevauche comme s’il faisait un rodéo « inversé »… un rodéo où la bête serait bien sage et le cavalier, fou à lier…
    C’est si virulent que déjà au bout de quelques va-et-vient je commence à ne plus trouver ça plaisant du tout… une douleur montante dans mon entrejambe prend le pas sur l’excitation… je commence à avoir la chair de poule, je sens une grimace monter à mon visage…
    « Doucement, Jérém… » je finis par laisser échapper…
    Ses coups de reins ralentissent à peine… ma douleur persiste…
    Et là, je vois le corps du bomécano amorcer un mouvement qui va rapidement le placer en position assise… son torse se plie, se courbe vers l’avant… ses pecs frôlent mon visage, l’odeur de sa peau velue me donne d’autres frissons…
    Ses bras se lèvent… ses biceps enlacent mes épaules… mais ses avant-bras, et surtout ses mains, vont bien plus loin…
    Je ne peux pas voir ce qui se passe dans mon dos, mais je devine que ses paumes chaudes se posent quelque part sur le corps de son pote... le contact est rétabli… et presque instantanément, la magie opère à nouveau… ses coups de reins ralentissent, se calment… la bête enragée semble s’apaiser…
    Le contact ne dure que quelques secondes, mais ses effets persistent… mon bobrun a changé d’allure… ses va-et-vient sont amples, profonds, mais sa rage semble envolée…
    Thibault recule un peu le bassin, et s’installe en position accoudée…
    Suite à ces manœuvres, ma bouche se retrouve à hauteur du nombril et des abdos sculptés du beau mécano… j’ai l’impression de me trouver devant un Rubik’s cube géant, doux et ferme à la fois… sa peau douce, à l’aspect tout chaud, à la limite de la transpiration, est un pur bonheur pour les yeux… et pour les narines…
    Envie de lécher chaque centimètre de sa peau, envie de le caresser, de le serrer contre moi, de me sentir à nouveau enveloppé par cette masse de muscles et de douceur…
    Je sens sa queue frémir juste en dessous de mon menton… ça me rend dingue… alors, ce n’est plus seulement une envie que j’écoute, mais un instinct… mon nez, mes lèvres se posent sur sa peau douce et moite… je m’autorise à humer de tout près cet épais chemin du bonheur… je le suis, millimètre après millimètre, jusqu’à son nombril… un complexe bouquet d’odeurs de mec s’en dégage… l’odeur de sa transpiration, le souvenir de son gel douche… l’odeur de son jus qui remonte de son gland… mais aussi l’odeur du jus de son pote qui a atterri sur ses couilles…
    Je suis fou… les assauts de mon bobrun me procurent désormais un plaisir sensuel indicible…
    Je me perds dans cette déferlante de plaisir… très envie de reprendre le bomécano en bouche, de renouveler le contact avec cette queue délicieuse…
    Je ne peux pas me retenir plus longtemps… j’avance ma main, je la pose que sa queue et je commence à le branler… douce sensation que de tenir ce manche chaud et tendu au creux de ma main qui la remplit si bien… grisante sensation que de tenir le plaisir d’un jeune mâle dans ma main… d’effleurer ses couilles encore moites du jus de son pote…
    Vibrant de plaisir et de désir, je me penche un peu plus sur sa queue tendue… mes lèvres se posent sur son gland…
    Je recommence à le pomper, j’essaie de lui offrir du plaisir de la même façon qu’il m’en a offert… avec force et douceur… j’ai envie d’offrir du plaisir à ce mec dont la seule présence possède ce pouvoir magique sur mon Jérém…
    Ses mains sillonnent sans cesse ma peau… cou, cheveux, nuque, épaules, tétons… le bomécano a bien repéré la géographie de mes points sensibles… j’en ai la preuve tangible lorsque les deux paumes chaudes de ses mains atterrissent à nouveau à plat sur mes pecs… lorsque, de temps en temps, ses doigts trouvent l’occasion de titiller mes tétons…
    Puis, à un moment, je sens Jérém remuer dans mon dos… son buste se plie, ses abdos épousent mes fesses, ses biceps frôlent les mollets de son pote, ses mains saisissent mes épaules pour donner d’autres latitudes à ses coups de reins…
    C’est à ce moment que les caresses de Thibault élargissent leur champ d’action… ses mains passent désormais de moi à Jérém et de Jérém à moi… ses caresses sont douces, légères, un contact qui excite et apaise à la fois…
    J’adore le groove de Thibault… je fonds… allez, Jérém, laisse-toi aller, viens toi aussi dans ce groove… tu peux le faire…

    Get into the groove/Rentre dans le groove
    Boy you've got to prove/Mec tu as à prouver
    Your love to me, yeahTon amour pour moi, ouais
    Get up on your feet, yeah/Lève-toi, ouais
    Step to the beat/Marche dans le tempo
    Boy what will it be/Mec qu'est-ce que ça va être

    Les mains chaudes de Thibault passent de corps en corps, de peau en peau, sorte de boucle de tendresse qui me relie avec mon beau brun, qui nous relie tous les trois…
    Allez, Jérém… est-ce possible que tu sois insensible à ce rythme ?
    Viens, danse avec nous… il suffit de si peu pour se laisser aller…
    Allez Jérém… s’il te plaît…

    Music can be such a revelation/La musique peut être une telle révélation
    Dancing around you feel the sweet sensation/En dansant tu ressens une si douce sensation
    We might be lovers if the rhythms rightNous pourrions être amoureux si c'est au bon rythme
    I hope this feeling never ends tonightJ'espère que cette sensation ne finira jamais cette nuit

    Au fil des câlins, j’ai l’impression qu’une communication silencieuse est en train de s’établir entre les deux potes…
    C’est là que quelque chose se produit… Jérém arrête net de me pilonner… il relève son buste… sans se retirer de moi, il remonte sur le lit, m’obligeant à avancer à quatre pattes… un instant plus tard, son torse se pose sur mon dos, ses bras se croisent à hauteur de mes tétons et m’enserrent fort…
    Jérém recommence à me limer et…

    Gonna get to know you in a special way/Je vais apprendre à te connaitre d'une façon spéciale
    This doesn't happen to me every day/Ça ne m'arrive pas tous les jours
    Don't try to hide it love wears no disguise/Ne cherche pas à le cacher, l'amour ne porte pas de déguisement
    I see the fire burning in your eyes/Je sens le feu brûler en toi

    … et je fonds… son expiration est bruyante, saccadée, on dirait presque un pleur silencieux… il frissonne… c’est comme si le plaisir se mélangeait à une intense émotion, et que mon bobrun se retrouvait débordé par tant de sensations physiques et mentales…
    Puis, quelque chose semble céder en lui… ses lèvres se posent dans mon cou et se laissent aller à des bisous légers…
    Oui, mon Jérém, comme ça, exactement comme ça…

    Live out your fantasy here with me/Vis ton fantasme ici avec moi
    Just let the music set you free/Laisse juste la musique te libérer
    Touch my body, and move in time/Touche mon corps, et bouge en rythme
    Now I now you're mine/À présent je sais que tu es mien

    Ses bisous s’enchaînent… je ferme les yeux, plongé dans ce bonheur entier… pouvoir magique des câlins du bomécano…
    Soudainement, je me rends compte que le bomécano est le seul de nous trois à ne pas recevoir de caresses…
    Tu fais des câlins à tout le monde… mais qui te fait des câlins à toi, mon bon Thibault ? C’est l’histoire de ta vie, n’est-ce pas ?
    Je suis saisi par une envie irrépressible de rééquilibrer un peu les compteurs… je renonce à l’appui d’une main pour l’envoyer caresser son torse, ses tétons, ses épaules, son visage… pendant que mes lèvres coulissent sur son manche avec toute la douceur dont elles sont capables… le bomécano semble apprécier… je l’entends inspirer profondément et j’entends son expiration épouser son excitation…
    Sous l’effet de l’ivresse sensuelle montante, ses mains finissent par s’enhardir… elles caressent fébrilement mes pecs, mes tétons… elles descendent le long de mes épaules… elles débordent sur les épaules de Jérém… je les sens descendre le long de son dos, ses biceps frôlent mes bras au passage… elles continuent leur voyage jusqu’à se poser sur les cuisses de son pote…
    Je suis fou… je n’arrive pas encore à réaliser que ces deux jeunes mâles aux plastiques de rêve sont en train de prendre leur pied en moi, au même instant…
    Devant cette entente parfaite de nos corps, je me dis que le sexe n’est vraiment qu’une question de connexions, d’entente, de désirs complémentaires… une histoire de prises mâles et de prises femelles… on se cherche, on se rencontre, on branche… et le courant circule… ou pas…
    Et cette nuit, avec ces deux mâles, ça circule grave… mes circuits et mes câblages sont tellement sollicités que je risque la surchauffe à tout moment… heureusement la légère brise toulousaine trouve le moyen de s’infiltrer dans le petit séjour et de caresser ma peau avec sa fraîcheur nocturne…
    Oui, coincé une nouvelle fois entre les deux mâles, je chauffe… pourtant, je ne suis pas encore au bout de mes surprises…

    Thibault se redresse sur les genoux, mouvement qui m’oblige à pas mal de souplesse pour garder le contact avec sa queue… le bomécano se penche un peu vers l’avant… ses abdos frôlent mon front… dans un premier temps, je ne comprends pas bien ce qu’il cherche à faire…
    Presque au même moment, je sens l’étreinte de Jérém se délier et son torse se décoller de mon dos… instantanément, je me sens comme nu, délaissé, abandonné…
    Puis, mon cerveau commence à faire la synthèse de ces évènements… je crois comprendre que quelque chose se passe au-dessus de moi… je suis coincé entre les deux bassins, embroché par les deux queues puissantes des deux jeunes étalons… je sens une goutte chaude tomber sur mon dos, puis une autre… je ne sais pas de quel front, de quel corps elles se sont échappées, de quelle testostérone elles sont chargées, mais la sensation est des plus excitantes…
    Puis, un instant plus tard, mon Jérém arrête net de me pilonner… et il annonce sur un ton ferme :
    « On change… mets-toi sur le dos… ».
    Thibault relève son buste et retire sa queue de ma bouche…
    Je me retrouve ainsi momentanément libre de leur possession… libre, mais déserté, éloigné de leur puissance sexuelle… je m’empresse alors d’obtempérer aux consignes du bobrun… j’ai besoin de les sentir en moi… tous les deux…
    Je m’allonge sur le dos… prenant appui avec ses genoux sur le matelas, Jérém m’attire à lui… une fois encore, je me sens toute petite chose dans les mains ce beau mâle qui attrape fermement mes chevilles, soulève mes jambes et mon bassin, qui s’enfonce en moi d’un seul trait et qui recommence illico à me limer…
    Mon regard se perd sur ses abdos imberbes, moites, sur ce corps élancé de petit con ondulant sur un rythme cadencé, infatigable… mes narines dérivent, shootées à l’odeur de sa queue, au parfum de sa peau…
    Quant au petit Thibault… ma bouche réclame sa présence, la raideur chaude de son manche…
    Ce n’est pas faute de tenter le coup… je me contorsionne de toutes les façons possibles… pourtant, même si le bomécano fait tout son possible pour me faciliter la tâche, mes tentatives s’avèrent vaines… peu concluantes pour son plaisir à lui et plutôt inconfortables pour mon cou et mon dos… clairement, la position n’est pas propice…
    Alors, je me contente de lui lécher les boules, de traquer les dernières traces du goût de bobrun, d’humer les relents de cette peau chaude, tout en le branlant doucement…
    Non, cette position ne me permet pas de m’occuper comme je voudrais de la queue du bomécano… cependant, elle présente l’avantage de me permettre de voir ce qui se passe entre les deux potes…
    Je ne vais pas tarder à profiter de cet avantage…
    Un instant plus tard, je sens, je vois les deux bustes se plier l’un vers l’autre… je vois le bassin de Thibault avancer, ses bourses se déplacer vers l’avant… au même instant, je sens mes jambes partir un peu plus vers l’arrière sous l’effet du mouvement du buste de Jérém…
    Comme une rediff en clair de qui a dû se produire dans mon dos quelques secondes plus tôt, leurs bras se lèvent, se mélangent, les mains de l’un atterrissent sur les épaules de l’autre…
    Une image chargée d’une sensualité rare se présente alors à mes yeux… les deux potes se regardent l’un l’autre, les visages marqués par l’excitation, par la quête de leurs plaisirs de mec… c’est un échange de regards si intenses, plein de sensualité…
    Je vois leurs épaules bâties approcher un peu plus, la chaînette de Jérém pendouille désormais dans le vide au-dessus de moi… les mains de mon bobrun glissent sur les épaules de son pote, tâtent, enserrent ses biceps… ce dernier répond de la même façon… ses mains caressent la peau, apprécient la musculature de mon Jérém…
    Les coups de reins du bobrun ralentissent petit à petit, jusqu’à presque s’arrêter… et pour que mon bobrun en oublie sa queue… c’est qu’un autre bonheur encore plus intense secoue son esprit…
    Pour Thibault non plus, ce contact n’est pas anodin… je suis bien placé pour apprécier son excitation… je sens sa queue frémir dans ma main…
    Les visages approchent encore… les fronts se frôlent, rentrent carrément en contact… leurs regards respectifs semblent brûlants de désir…et là, je vois les mains tremblantes et surexcitées de Thibault caresser fébrilement le dos de son pote, ses épaules, son cou, ses oreilles, ses joues… ses doigts s’enfoncent dans ses cheveux bruns… ses gestes sont comme empreints d’une fougue irrépressible…
    Dans un premier temps Jérém se laisse faire… il a l’air excité et dérouté, mais il semble vraiment adorer ces caresses… puis, ses mains se délient enfin… elles se portent à leur tour sur les épaules du bomécano, sur son cou, sur ses joues… ses gestes sont animés par une précipitation, une impétuosité, une impatience, mélangées à une sorte de rage… c’est l’histoire de sa vie… des envies et l’envie de ne pas avoir envie…
    Non, cette accolade n’est pas uniquement une position de confort pour les deux potes… c’est une expression de désirs… j’ai l’impression qu’ils se retiennent d’aller plus loin… est-ce que, dans l’excitation, les deux potes auraient envie de se laisser aller à une forme de sensualité latente et refoulée jusque-là ?
    Lorsque je les regarde, si fusionnels, si complices, si chauds, les visages si proches … j’ai presque l’impression… qu’ils seraient à un rien de s’embrasser…
    Jusqu’où seraient-ils prêts à aller, ainsi bien chauffés, si d’un coup de baguette magique je m’évaporais… est-ce que leurs fronts, leurs regards, leurs pecs, leurs tétons, leurs lèvres si proches… est-ce que leurs envies de mecs, leurs sexualités, leurs excitations si semblables… est-ce que tout cela trouverait le moyen de se rapprocher encore davantage, jusqu’à se rencontrer ?
    Les deux potes semblent complètement happés par leur délire… un délire dans lequel, certes, l’effet du tarpé doit bien encore jouer un rôle… pourtant, leurs désirs semblent bien trop encombrants pour se cacher derrière un petit bout de cannabis…
    J’ai beau les regarder, l’un et l’autre, ils sont tellement pris dans leur folie sensuelle… j’ai m’impression qu’ils sont seuls entre eux… comme si je n’étais pas là… enfin… si, je suis là, car mon corps contribue à l’excitation de leur queues…
    C’est beau cette image de bogoss enfoncés en moi en train de se câliner… c’est beau, excitant et effrayant à la fois… mais la beauté et l’excitation l’emportent…
    Leurs fronts sont tellement collés, leurs visages si proches, leurs lèvres frémissantes… j’ai l’impression qu’un rien suffirait pour que leurs désirs, matières dangereusement instables, se rencontrent, réagissent, s’embrasent…
    Je ne m’y trompe pas… Jérém reprend des va-et-vient amples et doux… il n’a pas besoin d’y revenir longtemps… quelques foulées et sa bouche laisse échapper un premier râle étouffé, tout en annonçant, la voix étranglée par la montée du plaisir :
    « Je viens… ».
    Pris dans son orgasme, Jérém perd pied… face à l’orgasme de son pote, le bomécano perd pied aussi… et là, j’ai carrément l’impression que sa barbe drue et douce frôle le rasage de trois jours de mon bobrun… que les lèvres approchent encore, se cherchent, se désirent… et qui finissent par… s’effleurer…
    Les râles de Jérém se suivent, notification sonore des giclées brûlantes qu’il est en train d’envoyer en moi… la grimace typique de l’orgasme s’affiche sur son visage, son corps est secoué par des décharges de plaisir intense capables de provoquer des réactions musculaires involontaires… comme celle qui fait tourner légèrement son cou, éloignant ainsi ses lèvres de celle de son pote…
    Jérém est en train de se décharger en moi… les semences des deux potes se mélangent en moi, comme dans un rêve d'il y a quelque jours…
    Les râles de plaisir de Jérém battent leur plein… et déjà je sens la queue de Thibault gonfler dans ma main sous la pression de sa semence qui monte, qui jaillit… c’est dingue… une fois de plus, la jouissance de mon bobrun entraîne celle de son pote…
    Une première giclée puissante et chaude s’échappe de la queue de Thibault, suivie par d’autres… ses jets lourds fendent l’air dans un petit sifflement caractéristique… ils atterrissent sur mon ventre, sur ma queue et… sur les abdos de son pote…
    Son jus est chaud, copieux… j’ai immédiatement envie de porter mes lèvres à son gland pour goûter une fois encore à ce nectar de bogoss adorable…
    Un instant plus tard, sous l’impulsion de Jérém, alias « le degré zéro du savoir-vivre après orgasme », les deux potes se séparent… les mains lâchent leurs prises, les caresses cessent… les bras se délient, les fronts, les épaules, les torses s’éloignent… des gouttes de transpiration tombent autour de mon nombril… c’est un mélange de transpirations, de testostérones, de plaisirs de bogoss…
    Jérém s’extirpe de moi, il s’allonge sur le matelas, tout en nous bousculant au passage, pour obtenir un peu plus de place… il se cale sur le flanc, il me tourne le dos… sa respiration est haletante…
    Pourtant, elle laisse très rapidement, je dirais presque instantanément, la place au souffle léger du sommeil… en clair, après la jouissance de la pine, mon bobrun est tombé comme un lapin… raide dingue sur le côté…
    Pour qu’il renonce à aller fumer sa clope, c’est qu’il est vraiment HS… sacré petit étalon… à sa troisième jouissance en à peine une heure…
    Il en a même oublié d’essuyer sa peau du jus de son pote… bizarre, quand on sait à quel point le contact avec mon jus a l’air de le rebuter…
    Pendant ce temps, Thibault s’est calé dos contre la tête de lit… son torse se soulève sous les vagues d’une respiration essoufflée… il récupère de l’effort… sacré petit taureau, lui aussi à sa troisième jouissance en à peine une heure… c’est beau la sexualité des mecs de 19 ans… un véritable feu d’artifice…
    Mais ce que j’ignore encore, c’est que le bouquet final reste à venir…
    Je cherche le regard du beau pompier, confiant d’y trouver du réconfort, de la douceur… son petit sourire me réchauffe de l’intérieur… c’est bon de pouvoir se regarder en face après l’amour… ça aide à surmonter cette petite tristesse naturelle qui succède l’orgasme… ça aide à ne pas regretter ce qui vient de se passer…
    Puis, son regard semble tomber sur mon entrejambe… j’ai l’impression qu’il mate ma queue, toujours raide comme un piquet… je n’ai toujours pas joui…
    Nos regards se rencontrent à nouveau… dans ses yeux, une petite étincelle de fripouille… j’ai l’impression qu’il a une idée derrière la tête…
    Et là, je sens sa main se poser sur mon épaule… elle m’attire à lui…
    Je le regarde, surpris…
    « Viens là… » je l’entends chuchoter, son petit sourire apaisant en appui. Sa voix est douce, ses mots sont une invitation, un envoûtement…
    Un instant plus tard, je me retrouve assis entre ses jambes… mon dos enveloppé et chauffé par son torse de fou… enlacé dans ses bras…
    Avec une main, il me branle, doucement… l’autre main, il la laisse se balader sur mon torse… truc de malade… il me caresse les abdos, il remonte vers mes pecs, il s’attarde sur mes tétons… avec ses lèvres il me fait des bisous dans le cou… et le simple contact avec sa barbe douce a le pouvoir de me provoquer des frissons géants…
    Le contact avec son corps, les caresses coordonnées et parfaitement ciblées de ses mains… je m’embrase de plaisir… je sens que je ne vais pas tarder à jouir…
    Je suis au Paradis… mais il faut croire qu’il y a un Paradis au-dessus du Paradis... que le bomécano a clairement décidé de me rendre dingue… ses mains se glissent sous mes fesses et, avec cette aisance qui me fait délirer car elle me donne toute la mesure de sa puissance masculine, elles me soulèvent comme une brindille… au même temps, ses jambes se rapprochent… je me retrouve assis sur ses cuisses, sa queue toujours raide dans ma raie, son gland effleurant mon entrée de bonheur…
    Je frissonne… je suis déjà au-dessus du Paradis… mais ce n’est qu’un sas de décompression avant le frisson final… un instant plus tard, ses mains se reprennent… elles me soulèvent à nouveau, elles me décalent légèrement, avant d’amorcer le mouvement de descente… une descente toute en douceur… enfin, plutôt toute en raideur… une descente au terme de laquelle je sens sa queue glisser lentement en moi… ah putain… sacré petit mécano…
    Ma descente s’arrête lorsque ses fesses se calent doucement au-dessus de ses couilles… ses mains se dégagent doucement et ses bras reviennent m’enlacer… il recommence aussitôt à me branler, à m’offrir des caresses sensuelles… sa barbe et ses lèvres m’apportent une douceur infinie…
    Je voudrais faire durer ce moment… pourtant, l’excitation est si forte que je ne tarde pas à lâcher quelques bons traits chauds sur la couette… je jouis tellement fort que je me retiens de justesse de crier mon bonheur… je crois que rarement j’ai joui aussi intensément de ma vie… peut-être même jamais…
    La puissance de mon orgasme n’a d’égal que dans l’intensité de l’épuisement qu’elle laisse derrière elle… je me sens extenué, vidé de toute énergie… je suis comme hébété… je ne sais plus où j’habite…
    Enfin, si… je suis toujours enlacé dans ses bras puissants, embroché sur sa queue raide et chaude, sa barbe désormais abandonnée dans le creux de mon cou, ses lèvres s’abandonnant à des baisers légers sur ma peau…
    Je réalise tout juste que je viens encore de prendre une nouvelle fois la double jouissance des deux jeunes mâles… et que je viens de jouir par la volonté de l’un d’entre eux…
    Je suis épuisé mais je me sens bien… je sais que à cet instant, après la baise avec deux mecs, je pourrais me sentir mal à l'aise, sale… il n’en est rien… bien sûr, l’effet du tarpé persiste… mais il y a plus que ça… le fait est que Thibault a su rendre ces moments divins… car, définitivement, tout autour de lui est simple et beau …
    Cette dernière branlette qu’il vient de m’offrir est un beau geste de sa part, un geste qui me montre qu’il est toujours dans le partage, dans le respect… qu’il pense à moi, à mon plaisir…
    Je reste un bon moment dans ses bras… petit à petit, je sens sa queue perdre de vigueur… je sens ses bisous se faire de plus en plus espacés… j’ai l’impression que le bomécano est en train de partir, que l’heure du repos du guerrier est arrivée…
    Moi aussi, je me sens partir… je commence à dériver dans ce no man’s land entre veille et sommeil, je glisse sur cette pente savonneuse entre deux mondes, je me sens entraîné dans une direction qui devient vite la seule possible pour mon esprit engourdi… c’est la direction du pays du « Faire dodo »…
    Je me sens partir, mais un mouvement du torse du bomécano me secoue de ma torpeur… un instant plus tard, ses mains me décalent doucement vers l’avant, alors que ses lèvres me chuchotent : « Excuse-moi »…
    « Ça va… » je lui réponds, à moitié abruti.
    Son torse s’éloigne de mon dos, je perds le contact magique avec cette chaleur douce… ses jambes, ses cuisses glissent le long des miennes… je n’ai pas envie qu’il parte… c’est pourquoi j’ai ce geste, presque désespéré, comme pour le retenir… je saisis sa cheville, j’arrête le mouvement de retrait de son corps… son genou est à portée de mes lèvres… je pose un bisou dessus…
    Le bomécano me surprend une fois de plus… ses mains attrapent mes épaules, m’attirent à lui… ses lèvres posent un nouveau chapelet de bisous dans mon cou… adorable Thibault...
    Puis, le bogoss reprend son mouvement de retrait… il quitte le matelas, le lit… je le regarde traverser le petit séjour dans sa nudité parfaite et assumée, je le regarde disparaître dans la salle de bain…
    Presque au même instant, le bobrun se met à remuer dans son sommeil… une expiration un peu bruyante, des petits mouvements nerveux secouent tout son corps… pendant un instant, je me dis que le bogoss va se réveiller…
    Mais il en est rien… à la fin de son petit remue-ménage inconscient, Jérém se retrouve allongé à plat ventre, le visage tourné vers moi…
    Il est vraiment beau mon Jérém… beau à tomber… et lorsqu’il est endormi, il est juste craquant… j’ai envie de le caresser… envie de le regarder et de le caresser toute la nuit, toute la vie… mais je ne peux pas…
    Parce que je respecte son sommeil et parce que je trouve tellement apaisant le regarder dormir… le peu de fois que ça m’est arrivé, j’ai été touché par la beauté, la douceur qui se dégagent de lui pendant le sommeil… pendant le sommeil, le bobrun ténébreux le jeune mâle arrogant laisse la place à un petit mec sans défenses, un puit à câlins irrésistible… pendant qu’il dort, il est là, et je peux m’illusionner qu’il est tout à moi… en tout cas il l’est à cet instant précis…
    Le bobrun gigote, émet de petits bruits … je me demande ce qui anime, ce qui agite son sommeil… à quoi il rêve… éternelle question…
    Dans son sommeil, il est touchant… dans son sommeil, Jérém est un enfant qui fait dodo… il a l’air si gentil, si sage, si vulnérable que je dois me faire violence pour ne pas le serrer dans ses bras et le couvrir de bisous…
    Tellement envie de le câliner… mais je ne le ferai pas… et pas seulement parce que je ne veux pas le réveiller… si je n’ose pas le caresser c’est parce que je sais que je n’en ai pas le droit… et encore moins en présence de son pote… je sais qu’il le prendrait mal, très mal…
    Non, moi n’ai pas le droit de lui faire des câlins… je me dis que je paierais cher pour posséder le pouvoir magique des caresses de Thibault… le pouvoir de l’amadouer…
    Tiens, à propos du petit Thibault… il sort de la salle de bain… il attrape le paquet de cigarette sur la table et il part promener sa nudité sur la terrasse… une brise légère et fraîche rentre par la porte fenêtre… le bomécano n’en a cure, son corps solide ne craint pas la fraîcheur du petit matin…
    Pendant que Thibault fume en terrasse, je profite pour faire moi aussi un tour dans la salle de bain…
    Ça me fait toujours le même effet de rentrer dans cette pièce… dès le seuil, je suis frappé par cette odeur complexe et enivrante qui semble imprégner l’air, les murs et chaque objet et qui semble devoir habiter les lieux à tout jamais… oui, l’odeur de cette pièce… un mélange de gel douche, de lessive, de déo, de vestiaire, de jeune mâle…
    Tout dans cette pièce parle de la présence de mon bobrun… je m’y attarde en pistant la présence de ses sous-vêtements portés… je finis par renifler un t-shirt blanc et un boxer bleu, seuls sous-vêtements sur lesquels j’arrive à mettre la main…
    Je reviens au lit… Jérém dort toujours profondément, le visage tourné vers l’intérieur du lit… je m’allonge à côté de lui, je me mets sur le flanc, prenant appui sur mon coude posé sur l’oreiller, mon visage à tout juste 20 cm du sien…
    Je ferme les yeux… j’hume sa présence olfactive, j’écoute sa respiration, je sens son souffle sur mon visage… je tente de m’imprégner, de graver en moi de cette image apaisée que je sais si délicieusement provisoire…
    Car cet instant de grâce ressemblerait bien au calme avant la tempête…
    Je me surprends à me demander comment Jérém va gérer tout ça à froid… je me dis qu’au réveil, l’effet tarpé bien derrière lui, il s’en voudra de s’être laissé aller… je suis presque sûr qu’il s’en veut déjà… de s’être laissé aller un peu, un peu trop à ses yeux, avec moi, et avec Thibault… d’avoir été faible à ses yeux… de ne pas avoir prévu la complicité entre Thibault et moi…
    C’est comme si à un moment la situation lui avait totalement échappée des mains… comme pendant le plan avec Romain, mais bien au-delà de ça… dans le plan avec Romain, même si à un moment il avait été déstabilisé, Jérém avait conservé une grande partie de son contrôle… cette nuit, en revanche, à partir d’un certain moment, le bobrun ne semblait plus rien maîtriser… certes, on pourrait dire qu’il s’est laissé aller… cependant, cela a été possibles uniquement grâce à l’intervention de substances psychotropes…
    Et je ne parle pas que de l’« effet tarpé… car l’« effet Thibault » semble avoir sur Jérém une emprise plus forte que celle du cannabis…
    En fait, cette nuit Jérém s’est laissé aller sans vraiment… se laisser aller… son comportement, parfois en retrait, parfois virulent, parsemé de tentatives avortées de rentrer dans le groove de Thibault, est d’ailleurs assez troublant…
    En provoquant ce plan, Jérém a choisi de jouer avec le feu… un plan à trois, ce sont trois mecs, certes, avec des multiples interactions possibles… mais aussi et surtout trois duos possibles… et trois garçons pouvant à un moment ou à un autre se retrouver à tenir la chandelle…
    De ce côté-là, je pense qu’on a tout exploré…
    Thibault arrive… je suis avec Jérém… le tarpé me rend stone… je mate… je balance que je les trouve sexy… Jérém a le culot de lui apprendre que, juste avant son arrivée, j’étais « juste en train de le sucer »… malaise de Thibault, il se sent de trop… il veut partir, son pote le retient… Jérém baisse son short rouge, dégaine sa queue et m’ordonne de la lui sucer… le malaise de Thibault se corse… il n’est pas dans le groove de son pote…
    Malgré tout, le bomécano finit par rester… Jérém m’ordonne de le sucer… je m’exécute… petit à petit, Thibault il y prend goût… petit à petit, il redevient non seulement maître de lui-même mais également maître de la situation… un nouveau groove résonne dans la nuit…
    Au fil des galipettes, une belle complicité sensuelle s’installe entre Thibault et moi… le groove de Thibault prend le pas sur celui de son pote… et Jérém se retrouve dépassé… ce coup-ci, c’est lui qui n’est pas dans le groove…
    Plus tard dans la nuit, pendant qu’ils s’offrent du bon temps en moi, les deux potes se rapprochent… les bras enserrent, les mains caressent… les fronts se rencontrent, les lèvres s’effleurent… les désirs s’enflamment…
    Soudainement, je me dis qu’en lançant ce plan, Jérém avait peut-être une autre idée en tête que celle de relativiser aux yeux de son pote l’importance de ses coucheries avec moi…
    J’ai l’impression que la raison de ce plan pourrait être aussi et surtout celle de permettre aux deux potes de partager un moment sensuel sans pour autant craquer directement l’un pour l’autre… bref, une manière de se dire « j’ai couché avec mon pote mais c’est parce qu’il y avait Nico entre nous pour nous chauffer… »…
    Dans ce cas, je ne serais au fond qu'un « moyen » pour les rapprocher sans baiser directement… je suis un peu leur… capote… une protection pour empêcher que leurs virilités ne se sentent trop secouées par un contact direct…
    L’odeur de la cigarette pénètre dans le petit séjour, portée par la brise nocturne…
    Mon bon Thibault… cette nuit, tu ne t’attendais pas à ce plan… mais tu t’en es sorti comme un chef…
    C’est paradoxal… tu es le plus inexpérimentés de nous trois en matière de coucheries entre mecs, alors, l’un après l’autre, ton pote et moi avons cru te faire découvrir des choses…
    Jérém a voulu te pousser à baiser un mec… tu as accepté, avec pas mal de réticences… mais au lieu de me baiser comme une salope, tu t’es comporté comme un homme, avec un grand H…
    Moi, j’ai voulu t’apprendre à exprimer tes envies, à surmonter tes barrières, à te lâcher… tu m’as montré que tu sais prendre ton pied tout en ayant envie de me faire plaisir…
    Oui, l’un et l’autre, on a prétendu te faire découvrir des choses… mais en fin de compte, c’est toi qui semble avoir le plus à nous apprendre…
    Tu as montré à ton pote qu’on peut prendre son pied et respecter le mec qui s’offre à toi… que la puissance virile et le respect peuvent marcher main dans la main…
    Quant à moi… tu m’as montré à quel point c’est bon et nécessaire de se sentir respecté… oui, cette nuit tu m’as rappelé ce que c’est de faire l’amour avec un garçon…
    Non, décidemment rien ne pourra plus être comme avant entre Thibault et moi… nous avons désormais partagé bien trop de tendresse et de câlins pour redevenir simplement « potes »…
    En une nuit, j’ai reçu toute la tendresse dont j’avais besoin et dont Jérém m’a toujours privé, sauf à de trop rares moments gâchés à chaque fois par des rejets violents… alors, la tendresse de Thibault qui me tombe dessus, à l’improviste, comme un cadeau inattendu, me fait chaud au cœur… et provoque en moi un étrange frisson qui va au-delà du simple plaisir des sens…
    En fait, je ne sais plus exactement ce que je ressens pour Thibault… je n’ai pas trop envie de creuser la question à cet instant… il faut dire qu’elle me fait un peu peur… quant à son attitude à mon égard… sa tendresse, sa douceur, sa prévenance… des questions, beaucoup trop de question…
    Ah, ce petit, charmant Thibault… ça fait un moment qu’il est parti en terrasse… sa cigarette semble durer bien longtemps… ça ressemble à une cigarette de réflexion… à quoi pense-t-il le bomécano ? Quel regard porte-t-il sur la folie de cette nuit ?
    Est-ce qu’il va rester ou partir ?
    Ne pars par Thibault !
    Je meurs de sommeil… je sais que le plus sage serait de partir dès maintenant… ce serait le plus simple, le plus sûr… hélas, mes membres sont désormais totalement engourdis… ok, je vais me détendre juste quelques minutes… je vais partir dans pas longtemps, bien avant que Jérém ne se réveille…
    Je commence à m’assoupir…
    C’est là que Thibault revient… je ne l’entends pas rentrer dans le petit séjour mais je le sens se glisser derrière moi... cool… il reste finalement…
    Encore plus cool… son torse se colle à mon dos… ses bras m’enlacent, me serrent contre lui…
    A cet instant, Jérém vient à son tour se serrer contre moi… son bras enlace mon épaule…
    Thibault me fait un bisou dans le cou et il s’endort…
    Je suis bien au chaud entre les deux potes… je m’endors à mon tour entre les deux males qui m’ont tant fait jouir… je m’endors enserré dans cette débauche de muscles de rugbyman… je m’endors bercé par de bonnes petites odeurs de transpiration, de testostérone, de sexe, de plaisir de bogoss, et de bogoss apaisé…



    7 commentaires

  • votre commentaire
  • Oui, mon(ma) coquin(e), tu veux en savoir un peu plus sur les envies de Thibault...

    Encore un petit instant de patience, le temps de prendre connaissance d'une petite info.

    Lundi 13 mars 2017 sur chuchote-moi.fr,

    les épisodes de jérém&Nico deviennent des épisodes audio à écouter en streaming ou à télécharger.

    Voici un petit aperçu:

     

     

    Et maintenant...

     

    51.4 Les envies de Thibault


    Quelques secondes plus tard, nous nous retrouvons tous les trois sur le lit, entièrement nus…
    Jérém allongé sur le dos, un bras relevé, le coude plié, la main coincée entre sa nuque et l’oreiller… son aisselle légèrement poilue laisse échapper de bonnes phéromones mâles mélangées à la fraîcheur persistante du déo…
    Avec l’autre main, il porte un nouveau joint fumant à ses lèvres…
    Moi, calé sur le flanc, collé contre le sien, en train de le branler, tout en laissant ma langue se déchaîner sur son téton le plus proche…
    Thibault derrière moi, son torse velu enveloppant mon dos de sa chaleur et de sa douceur, les avant-bras glissés sous mes aisselles, ses doigts en train de caresser mes tétons…
    Je sens sa barbe douce frotter sur ma peau… je sens ses lèvres douces poser de petits bisous dans mon cou, sur mes épaules, sur mes oreilles, ça me donne mille frissons…
    Puis, son bras libre glisse le long de mon flanc… sa main se pose sur ma queue, la saisit et commence à la branler délicatement… certes, au début, un peu maladroitement… mais non sans une extrême douceur…
    A peu près au même moment, je réalise que sa demi-molle s’est promptement transformée en un manche bien tendu, calé dans mon entrecuisse…

    Jérém ôte le tarpé de sa bouche et le tend à son pote… le bomécano relève un peu le buste, détourne sa main de ma queue pour le saisir… je perds le contact avec sa peau chaude et velue… je perds le contact avec sa main aux caresses de plus en plus plaisantes… je ne sais pas lequel des deux « manques » se fait sentir de façon plus violente…
    Si, je le sais… soudainement, je me sens nu… c’est presque un réflexe, je relève mon buste à mon tour … je cherche son contact, je cherche sa chaleur…
    Ma main continue à branler la queue toujours tendue de mon Jérém, mais mes lèvres quittent son beau téton saillant… on s’habitue facilement à se sentir dans les bras puissants de ce bomécano…
    Son bras se plie pour approcher la main du petit bout fumant… ses doigts le saisissent… mais au lieu de le porter directement à ses lèvres, il le porte devant mon visage…
    « Tu veux ? » je l’entends chuchoter à mon oreille…
    Le joint fume dans le vide, dégageant cette odeur caractéristique, ce petit goût de reviens-y… oui, Nico, reviens-y vers ce plaisir fraîchement découvert…
    Je m’étais dit qu’il ne fallait plus que j’y touche… que j’en avais assez eu pour une première fois… qu’il fallait que je retrouve la maîtrise de moi-même avant de me laisser aller à faire de trop grosses bêtises…
    Mais comme c’est si gentiment proposé, je ne peux répondre que par l’affirmative…
    Le jeune pompier ne se formalise pas… sans attendre davantage, ses doigts approchent de mes lèvres, les frôlent, pour y poser délicatement la cigarette magique… là encore… entre le contact des doigts de Thibault et celui du petit bout fumant, je ne sais pas bien lequel m’amène le frisson le plus géant…
    Je tire une petite taffe sur la petite cigarette… le bomécano la porte ensuite à ses lèvres… un instant plus tard, il la passe à nouveau à son pote…
    Son torse velu revient illico se coller au mien… sensation plus forte et plus enivrante que l’effet du tarpé même… je me sens bien… je me penche à nouveau sur Jérém, je reviens agacer son téton, tout en continuant à le branler…
    Le torse du bomécano suit le mouvement… je suis comme habillé de lui… et très vite sa main revient se poser sur ma queue… nouveau frisson puissant… il recommence à me branler, et il s’y prend de mieux en mieux… il apprend vite le bomécano…
    Coincé entre ces deux jeunes mâles puissants et sexy, je nage en plein bonheur…
    J’adore sentir la queue raide de Jérém glisser entre mes doigts… j’adore tenir ce manche chaud, à la peau douce, qui me remplit bien la main… j’adore, au fil des va-et-vient, effleurer son gland gonflé à bloc, chatouiller ses bourses… et j’adore poser mes lèvres et ma langue sur ses pecs, sur ses tétons… j’adore le sentir frissonner…
    Et je suis fou de ce que Thibault est en train de me faire… à la fois me câliner, me faire des bisous dans le cou… me branler, s’intéresser à mon propre plaisir… me faire ressentir que son excitation va de pair avec sa douceur…
    Je suis fou de ses mains et de ses lèvres tactiles qui parcourent ma peau avec fougue… qui me laissent imaginer qu’il apprécie ce contact… qui me laissent même songer qu’il puisse aimer mon corps… je suis fou de son étreinte, fabuleuse alchimie aux mille ingrédients j’adore ce regard neuf qu’il pose sur moi…… fou de ses épaules, de son torse, de son bassin, de se bras, de ses mains, de ses cuisses, de ses jambes, de ses pieds, de sa chaleur qui m’enveloppe dans un univers de bien être absolu…
    Son attitude est telle qu’il arrive à rendre ce moment… tout simplement lumineux, excitant et apaisant à la fois… son aisance, sa virilité tranquille, sa tendresse, sa sensualité, son envie de se faire plaisir l’un l’autre sont communicatifs…
    Oui, au contact d’un mec comm Thibault, tout devient si… possible… la culpabilité s’envole, la gêne, s’évapore, les peurs fondent et disparaissent…
    Tout est tellement naturel avec lui… du coup, une partie de moi s’autoriserait presque à reprendre espoir que tout cela n’ait pas trop de conséquences sur notre amitié…
    Enfin… tout dépend de ce que cette nuit va nous réserver… et notamment du comportement de ce petit con de Jérém…
    Si seulement lui aussi il arrivait à se laisser aller à ce bonheur simple, à ce moment de plaisir partagé… à prendre son pied comme Thibault, avec cette ouverture d’esprit, cette spontanéité, ce naturel touchant… si seulement il arrivait à faire taire ce déchirement intérieur, ce tiraillement entre ce dont il a envie et l’image de soi qu’il veut défendre à tout prix, et notamment vis-à-vis de lui-même…
    Si seulement il pouvait profiter de cette ambiance chaleureuse, détendue que la simple présence de son pote a le don d’apporter… s’il acceptait de venir dans le sillon de Thibault… de se laisser entraîner dans son mouvement…
    C’est violent comme sensation… celle de me sentir au beau milieu de ces deux étalons aux attitudes si différentes… l’un cherchant à assouvir, à imposer ses envies tout en se faisant violence pour ne pas les regarder en face… l’autre complétement dans la détente, dans le partage, dans le respect… un comportement, celui de Thibault, qui me surprend, me touche, m’émeut tout particulièrement, d’autant plus que ce genre d’expérience est nouvelle pour lui… et que, à priori, rien ne le prédisposait à tant de découvertes cette nuit…
    Thibault débute, certes, mais Thibault prend vite goût à ce bonheur entre garçons… chez lui, le plaisir entre mecs semble vite être passé du statut « Interdit », à celui d’« Envisageable », pour atteindre très vite celui de « Souhaitable, approuvé, apprécié »…
    Alors, petit à petit, il prend des initiatives, il tente des choses… ses mains caressent, branlent, s’enhardissent… son torse m’enveloppe de sa chaleur rassurante… le contact de sa queue bien droite se fait sentir à l’entrée de ma raie… cherche à s’insinuer de plus en plus loin entre mes fesses… mais toujours en douceur, en testant ma réceptivité…
    Serait-il donc en demande de cela ? Et est-ce que moi je suis prêt pour ça ?
    Bien sûr, j’ai envie du bomécano… il faudrait ne pas connaître son existence pour ne pas avoir envie d’un mec comme lui… mais est-ce que je suis prêt à aller jusqu’au bout avec le meilleur pote du mec que j’aime ?
    En attendant, l’attitude de Thibault se fait de plus en plus assurée… et osée… ses désirs, ses envies se dévoilent, lentement mais assurément… comme si « l’envie venait en baisant »… et l’assurance en découvrant… « Les envies de Thibault », seraient-elles en train de se révéler au grand jour ?
    Certes… c’est Jérém qui a lancé ce plan, l’air très sur de lui, avec sa sortie à brûle pourpoint : « il était juste en train de me sucer avant que tu arrives… ».
    Certes… c’est moi qui au début me suis chargé de guider Thibault dans une « sombre forêt », après qu’il ait « perdu le chemin le plus droit »… j’avais même eu un peu de mal à faire ressortir ses envies si pudiquement tapies dans l’ombre… mais maintenant que le vrai Thibault fait surface, il se révèle être, comme je le soupçonnais, un véritable chef…
    En deux temps, trois mouvements, le jeune pompier s’occupe de moi plus que Jérém ne l’a jamais fait en plusieurs mois de coucheries…
    De beau gibier traqué par un « Nico à poil châtain », le « Thibault à dos large », s’est vite transformé en dresseur de petit Nico… mieux que ça… en tuteur de petit Nico…
    Et le beau tuteur n’a pas eu grand mal à m’apprivoiser… à nous apprivoiser…
    Désormais, c’est Thibault le « débutant » qui semble avoir en main les manettes de la situation…
    Je suis toujours sur le flanc, calé contre mon Jérém… le bomécano m’enveloppe toujours avec son corps puissant… son bassin se fait de plus en plus entreprenant… il faut dire que le mien l’encourage, avec des ondulations qui s’ajoutent et se combinent aux siennes… et son gland glisse de plus en plus profondément entre mes fesses…
    Sa barbe soyeuse et ses lèvres douces parcourent ma peau… ses mains caressent mes épaules, mes cheveux… tout en prenant garde à ne jamais trop s’éloigner de mes tétons…
    Son petit manège a le don de me rendre dingue… mon corps est parcouru par des frissons magiques… je suis dans un état indescriptible… je transpire, je tremble, je mouille toujours et encore…
    Je suis tellement excité que je ressens une envie soudaine de reprendre Jérém en bouche… je décale un peu mon bassin, je plie un peu plus mon dos pour porter ma bouche sur sa queue… son gland dégage de bonnes petites odeurs, souvenirs de sa première jouissance…
    Une fois de plus le bomécano suit le mouvement, son bassin ne se décolle pas du mien… son manche raide recommence à frotter entre mes fesses, de façon de plus en plus insistante… à cet instant précis-, toutes mes réticences disparaissent sous l’effet d’une excitation, d’un désir qui me dévore… j’ai envie qu’il vienne en moi…
    Mon désir violent, déchirant, me pousse à prendre les devants, à lui montrer à quel point j’ai envie de lui… j’envoie ma main se faufiler entre nos bassins… mes doigts se posent à l’aveugle… son bassin recule un peu… ma main effleure sa queue raide, échoue dans mon entrecuisse, désormais moite de son abondante humeur de mâle…
    Mon entrée de bonheur frémit déjà… je suis fou… je saisis sa queue et j’aiguille son gland droit au cœur de cible, tout en reculant un peu mon bassin…
    Et là, le bomécano s’anime… ses bisous et ses caresses sont désormais animés par une fougue inédite jusque-là… bien sûr, la douceur est toujours de mise… mais une nouvelle ardeur s’y combine, rendant l’instant brûlant…
    Une fois de plus, j’aime cette communication silencieuse entre garçons, et ce coup-ci, sans même besoin de regards… l’expression du désir juste par le toucher, le contact des corps, les caresses, les bisous…
    Je sens son bassin avancer, exercer une pression de plus en plus forte, son gland se presser sur mon ti trou… je sens mon esprit s’évaporer, je me perds dans ce bonheur…
    Pourtant, un instant plus tard, ce bonheur m’est brusquement arraché… les bras du jeune pompier me délaissent, son bassin recule à nouveau…
    Et là, du coin du regard, je vois sa main gauche approcher du poignet droit et dégrafer le bracelet de sa montre… elle atterrit ensuite sur la table de chevet de Jérém… elle atterrit exactement à l’endroit où je l’avais vue le samedi après mon retour de Londres…
    Petit geste, en apparence anodin… geste pourtant source de mille questions dans ma tête… équation simple… si le résultat est : le jeune pompier est du genre à poser sa montre avant de se lancer dans des galipettes sérieuses… si l’entrée X est : l’autre jour il a ressenti le besoin de poser sa montre sur la table de chevet… est-ce que l’inconnue Y serait du genre : l’autre jour il s’est passé un truc avec son pote pendant mon voyage à Londres ?
    Et si on veut complexifier un peu l’équation, on peut ajouter un nombre à peu près infini d’entrées : le fait qu’il l’ait oubliée… et d’inconnues : serait-ce le signe qu’il est reparti précipitamment de l’appart ? Ou bien qu’il en est reparti l’esprit embrumé par un bonheur sensuel capable de lui a fait oublier l’existence même de sa belle montre ?
    Je me perds dans mes questionnements, un malaise grandissant commence à me détourner de la tension érotique du moment… pendant une fraction de seconde, j’ai envie de partir, de rentrer chez moi, de me glisser dans mon lit et de me mettre en boule sous les couvertures…
    Puis, le jeune pompier revient m’enserrer dans ses bras, contre son torse… il revient me caresser avec sa barbe, avec ses lèvres…
    Et j’en oublie toutes mes inquiétudes…
    La main du bomécano se glisse ensuite entre mon menton et la queue de Jérém… ses doigts caressent la peau des bourses de son pote, elles se chargent de ce lubrifiant naturel provenant de la salivation copieuse laissé par ma fellation…
    Le passage des doigts de Thibault est lent, doux… cette caresse, dispensée à l’un des endroits les plus sensibles de l’anatomie masculine, provoque chez Jérém un sursaut de plaisir, presque un spasme incontrôlable…
    Un instant plus tard, les doigts du bomécano atterrissent entre mes fesses… ils étalent ma propre salive sur mon ti trou… là encore, le passage de ses doigts est lent, doux, plaisant, excitant…
    Son bassin revient se caler contre le mien, sa queue raide se faufile à nouveau entre mes fesses…
    Je frémis… je me prépare à sentir son gland s’enfoncer en moi et ouvrir la voie à son bel engin…
    Mais là, à ma grande surprise, ce n’est pas sa queue que je sens venir en moi… son bassin recule à nouveau et c’est son doigt qu’il introduit en moi…
    Il avance, il se retire, il revient à la charge… au bout de quelques tentatives, ce petit doigt magique entreprend à exciter mon fondement avec des va-et-vient de plus en plus profonds…
    Ce mec va me rendre dingue… je suis dans un état indescriptible… je transpire, je frissonne, je mouille toujours et encore… putain… j’ai grave envie…
    Et lorsque son doigt se retire de moi, ses mains puissantes saisissent mes fesses… immédiatement, je reconnais la prise de mains qui m’agrippent pour la toute première fois… c’est une prise ferme, mais douce…
    Son gland se faufile dans ma raie… je sens sa main lui venir en aide pour l’aiguiller, ses doigts chercher l’entrée de mon intimité, la frôler… son bassin avance… là, encore, tout en douceur… il remue, il appuie, il relâche… son gland frotte, tapote, i caresse… ses mains frottent mon torse, de bas en haut, presque un massage, sensuel au possible… et lorsque ses lèvres arrivent à mon cou et frôlent cette région chez moi hypersensible à la base de ma nuque, je me sens perdre pied… instantanément, je sens tous mes muscles se relâcher… mon ti trou se détend et sa queue commence à glisser en moi tout doucement, tout naturellement…
    Et c’est d’autant plus naturel et plaisant dans la mesure où le bomécano semble doser son avancée en étant à l’écoute de la réceptivité de mon corps…
    Je me sens bien… à la fois envahi par la puissance sexuelle d’un petit taureau et par celle d’un magnifique étalon…
    Coincé entre ces deux jeunes mâles, entre leurs ruts, entre leurs envies de mecs… oui, je me sens bien, je me sens à ma place…
    Where's the party, I want to free my soul
    Où est la fête, je veux libérer mon âme
    Where's the party, I want to lose control
    Où est la fête, je veux perdre le contrôle
    « Ça va ? » j’entends le bomécano chuchoter.
    « Oh ouais… oh ouais… » je m’empresse de lui répondre, excité comme un fou.
    « Oh… putain… Nico… c’est bon… » il enchaîne aussitôt, dans sa voix une excitation qui fait plaisir à entendre.
    Je trouve beau que Thibault prononce mon prénom lorsqu’il est débordé par le plaisir… c’est un détail de rien du tout, bien sûr… mais un détail qui me fait quand même penser qu'il ne ferait pas ça avec n'importe qui… un détail qui semble laisser entendre qu’il apprécie le fait que c’est moi qui lui donne ce plaisir… un détail qui semble traduire le fait qu’il me porte une forme de considération dont Jérém semble vouloir me priver, et notamment en sa présence… une considération qui va à l’encontre de l’attitude de départ de Jérém, qui était en gros : « Salut, mon pote, je te présente mon vide couilles… tu peux t’en servir… il se fera un plaisir de te soulager toi aussi… »… en somme… un détail qui semble rappeler à tous ceux qui sont dans cette chambre qu'il y a trois individus ici, et pas juste deux potes, deux queues, et une bouche à plaisir...
    Thibault amorce un ensemble de mouvements pour trouver une posture plus confortable… il extirpe le bras coincé entre mon flanc et le matelas… il positionne l’autre sous mon aisselle, enserrant très fort mon torse à hauteur de mes tétons… son bras est comme une ceinture de sécurité… il m’assure contre son corps puissant… quelque chose me dit que ça va être décoiffant…
    Et là, sa queue commence à coulisser en moi, lente, puissante… elle me remplit, elle me caresse…
    Ses lèvres, inlassables, curieuses, parcourent mon dos, caressent ma peau… le contact avec sa barbe douce est si viril, excitant et rassurant à la fois…
    C’est simplement diabolique… c’est une torture de plaisir, une torture infernale que sa main chaude qui se pose à plat sur mon téton… je suis fou…
    Serait-il donc, ce charmant Thibault, un autre petit démon déguisé en bogoss ?
    Oui, diabolique ce mélange de tendresse et de puissance… mais ça devient carrément infernal lorsque la pression de son avant-bras et de sa main sur mes pecs se combine à un mouvement en sens inverse de son bassin… un ensemble de gestes coordonnés qui ont pour résultat de lui permettre de s’enfoncer un peu plus en moi…
    Je décolle, je m’envole en plein délire…
    En temps normal, dans mon état normal, je me demanderais ce que Jérém ressentirait en me voyant prendre mon pied sous les coups de reins de son meilleur pote… mais là, mon bonheur sensuel est tel que la question de savoir ce que Jérém pense de tout ça, ce n’est pas quelque chose qui se présente de façon prioritaire à mon esprit…
    D’autant plus que, Jérém a l’air stone au possible… toujours allongé sur le dos de tout son long, les coudes pliés au-dessus de ses épaules, les mains croisées sous la tête, les yeux pratiquement fermés, il a l’air d’un mec que rien ne saurait perturber… un mec que rien ne semble pouvoir déranger… le plafond lui tomberait sur la tête, il s’en foutrait encore… du moment qu’on le laisse planer et qu’on n’arrête pas de lui sucer la queue…
    En attendant, le bomécano continue à me pilonner vigoureusement… c’est tellement bon que, sous la vague de plaisir, mon corps se laisse aller à des réactions inattendues… mon dos se cambre, ma tête pars en arrière…
    Ma bouche vient de quitter la queue de mon Jérém… et presque instantanément, ses paupières s’ouvrent… avec son regard aux yeux rouges-tarpé, il a l’air perdu comme un lapin dans les phares d’une voiture…
    J’ai tout juste le temps de réaliser que je vais devoir très vite retourner m’occuper de lui… d’autant plus que j’en ai très envie… mais avant que j’aie pu m’exécuter, la main de Thibault me devance… elle se pose doucement sur sa queue et commence à le branler…
    Le bobrun se détend illico… ses paupières retombent aussitôt… je ne sais même pas s’il s’est rendu compte que ce n’est pas ma main qui le caresse…
    Mais moi, oui !
    Je me doutais bien qu’à un moment ou à un autre il y aurait un contact sensuel entre les deux bogoss… mais là, voir la main de Thibault qui se pose sur la queue de Jérém… en vrai, pas en rêve… c’est juste magique… je ne peux même pas être jaloux… comment être jaloux d’un mec capable de s’occuper à la fois de moi et de mon Jérém ? De le branler tout en continuant à me pilonner vigoureusement ?
    Une question me taraude quand même l’esprit : jusqu’où les deux potes sont-ils prêts à aller cette nuit ? Et demain ? Sans moi ? Est-ce que c’est déjà fait ? Pendant que j’étais à Londres ? Et cette putain de montre…
    Jérém semble bien aimer les caresses de son pote, même si je suis persuadé qu’il ne sait pas qu’il s’agit des caresses de son pote… sa respiration est paisible, ses abdos ondulent comme des vagues de mer calme… sa peau lisse, parfumée et mate est un bonheur à regarder, à humer…
    J’ai envie de lui donner encore plus de plaisir… ma main se pose sur ses pecs, je m’aventure à titiller ses tétons…
    Hélas, dans mon emportement j’ai dû y aller un peu fort… le beau corps musclé est parcouru par un frisson qui ne semble pas vraiment des plus agréables…
    Instantanément, ses yeux se rouvrent… le bobrun me regarde… il regarde vers son entrejambe…
    Lorsqu’il réalise que c’est la main de son pote qui est en train de caresser sa queue, il a un mouvement de repli, comme horrifié… d’un geste brusque et paniqué, ses mains se décroisent, ses bras se déplient… il recule le bassin, il relève le buste, il se met en position accoudée… il me dévisage, l’air ahuri… on dirait un fauve piégé prêt à bondir…
    Je n’aime pas ça, pas du tout…
    Allez, Jérém… laisse toi aller… ne gâche pas tout… ne l’entends-tu donc pas cette musique ? Ce plaisir ? Ce groove ? C’est le groove « Thibault »… le groove « on se fait plaisir, on se fait du bien »… allez Jérém… laisse toi aller… s’il te plaît…
    Come on, (…), let your body move to the music/Allez, viens, laisse ton corps bouger sur la musique…
    Come on (…) let your body go with the flow/Viens, laisse ton corps aller au rythme
    Allez Jérém… s’il te plaît…
     …You know you can do it/Tu sais que tu peux le faire…
    Jérém a l’air médusé… pourtant, la main de Thibault n’a pas cessé ses caresses… je sens que mon bobrun est perdu… et je suis bien placé pour savoir que lorsqu’il est perdu (et fumé), on n’est pas à l’abri d’une réaction à la con…
    Je ne peux pas lui laisser gâcher ce moment… je dois l’en empêcher… tentant le tout pour tout, je me jette sur ses tétons… je lui bouffe, je lui caresse, je lui titille, fou d’excitation et de peur qu’il puisse se braquer…
    Très vite, ma petite manœuvre de diversion porte ses fruits… et ce sont des résultats positifs… le bobrun en oublie son petit trouble… et il prend très vite goût à ce mélange de plaisirs… son dos revient se poser sur le matelas, ses bras à nouveau abandonnés au-dessus de sa tête, son aisselle légèrement poilue et délicieusement odorante si proche de mon visage… de ma bouche… de ma langue…
    C’est si tentant… l’occasion fait le larron… je décide de m’y aventurer… pendant que mes doigts habiles et humides titillent ses tétons, mon visage s’autorise une escapade au creux de son aisselle…
    Mon nez d’abord… copieuse moisson d’effluves odorantes de mec… parfum de gel douche et/ou déo… relents de transpi… odeur de jeune mâle ayant déjà joui et en train de baiser à nouveau… oui, c’est une odeur aussi… une odeur bien particulière…
    Ma langue ensuite… peau douce… poil encore plus doux… goût de transpiration… goût de sa peau… goût de jeune mâle ayant déjà joui et en train de baiser à nouveau…
    Et le bobrun semble apprécier ce contact…
    Il est beau mon Jérém quand il prend son pied… il est beau quand il commence à respirer un peu plus fort parce que je rends sa queue heureuse… son plaisir, mon plaisir… ça me rend dingue…
    Au sens propre comme au sens figuré… car ça pourrait bien relever du dérangement psychique ce que je m’apprête à faire…
    Ma bouche quitte son aisselle… et se pose directement sur la sienne… je l'embrasse… sans détour, comme une évidence, une nécessité… je m’embrasse furieusement, impétueusement…
    Oui, coincé entre les deux jeunes mâles, je dois avoir pété un certain nombre de plombs… mon système d’alerte à la réaction virulente de bobrun semble en panne… à cet instant précis je n’ai pas peur de me faire jeter… c’est tellement bon, tout ça, tout ce qui m’arrive, que je ne peux m’empêcher de m’abandonner à mes envies les plus secrètes, les plus enfouies, les plus fortes, les plus frustrées… de donner libre cours à tout ce qui remonte si violemment du plus profond de mon cœur…
    Oui, je vais écouter mon cœur et je vais y mettre tout mon cœur, tout moi-même… non, il ne pourra pas rester insensible à la puissance de mon ardeur… si le tarpé me donne des ailes… les câlins de Thibault me donnent des moteurs à réaction…
    Imprévisible Jérém, impayable petit con… dès que mes lèvres se posent sur les siennes, sa langue se lâche, puissante, rageuse, elle se faufile dans ma bouche comme par effraction… envahissante, plutôt virulente… je ne peux opposer aucune résistance… je n’ai plus qu’à me laisser faire… à me laisser baiser les lèvres par sa langue fringante…
    C’est excitant de recevoir les assauts de la langue de Jérém tout en recevant ceux de la queue de son pote…
    Un jeu qui ne dure, hélas, pas longtemps… en tout cas, pas autant que je le voudrais… très vite, trop vite les mains du bobrun enserrent mon visage pour l’éloigner brutalement du sien… ses bras manœuvrent pour ramener ma bouche à hauteur de ses pecs…
    Non, Jérém n’est pas encore dans le rythme… on dirait qu’il a envie de danser avec nous, mais que quelque chose en lui, plus fort que lui-même, l’en empêche…
    J’ai l’impression que Jérém est là sans être là… comme s’il était… under the dome… enfermé sous une cloche de verre qui lui empêche de se joindre à nous dans ce merveilleux voyage sensuel… j’en ai de la peine pour lui…
    Tout à l’heure, pendant que je suçais Thibault, j’avais croisé son regard noir… je m’étais dit que dans ce regard il y avait de la jalousie… qu’il pouvait être énervé, furieux du fait peut-être que je puisse être si à l’aise avec son pote… désormais, face à son attitude, je me demande si en réalité mon bobrun n'est pas furieux contre lui-même… de ne pas pouvoir se lâcher aussi naturellement que son pote… de ne pas arriver à prendre son pied en toute simplicité, sans se torturer l’esprit… de vivre pleinement ce moment de grâce qu’il a pourtant provoqué…
    Allez, Jérém… il suffit de si peu… est-ce possible que tu sois insensible à ce rythme…
    And you can dance/Et tu peux danser
    For inspiration/Pour l'inspiration
    Come on/Viens
    I'm waiting/J'attends
    Mon pauvre Jérém… ce serait pourtant si simple…
    Mais tu ne veux pas… tu ne peux pas…
    Alors, je me laisse aller à ce que tu me commandes… je déchaîne ma langue sur ton téton, faute de pouvoir la déchaîner au contact de la tienne… je pose ma main sur ta queue, ce manche de fou que Thibault vient tout juste de délaisser… je te branle, je te caresse, je t’offre du plaisir, tout le plaisir que je peux… faute de pouvoir te serrer très fort contre moi…
    Quel contraste avec la tendresse, la douceur que je ressens de la part du bomécano… de ce côté-là, c’est juste parfait… son avant-bras enserre à nouveau mon torse dans une prise puissante pour donner plus de ressort à ses coups de reins… et ses baisers sont intarissables… sa tendresse me met à l’aise…
    Et de la tendresse, Thibault en a à revendre… et je ne vais pas tarder à en avoir un exemple touchant…
    Un instant plus tard, sa main se pose tout doucement sur les cheveux bruns de mon Jérém…
    Et là, presque instantanément, quelque chose semble craquer dans sa magnifique petite tête de nœuds… son corps semble parcouru par un grand frisson… puis, ses poumons lâchent une grande expiration, comme une libération…
    Dans la foulée, il quitte sa position allongée, il se dégage de toutes nos caresses… pendant un instant, je crains qu’il ne se lève et qu’il mette fin à ce moment délicieux… qu’il choisisse l’option « Quitter le jeu »…
    Mais rien de cela ne se produit… bien au contraire… le bobrun se retourne vers moi, il passe son bras sous le mien, juste en dessous de celui de son pote… son avant-bras et sa main partent plus loin, cherchant un appui dans le dos de son pote… dans le même temps, l’avant-bras de Thibault se dégage de mes pecs, son biceps s’ouvre pour accueillir un torse supplémentaire dans son étreinte… un instant plus tard, le biceps des deux potes se tendent, nos torses se pressent l’un contre l’autre… pecs contre pecs… pecs contre dos…
    Enserré entre ces deux corps musclés, chauds, puissants, vigoureux, fringants, fougueux, odorants… je me sens toute petite chose…
    Je trouve extrêmement excitant d’imaginer que les avant-bras et les mains des deux potes doivent désormais se poser sur la peau de l’autre… enserrer le corps de l’autre… en plus que le mien…
    C’est juste irréel… j’en viens à me dire que j’ai raté un épisode… que je dois être mort sans m’en rendre compte et que, à la faveur d’une erreur d’aiguillage, je me retrouve au Paradis…
    Très vite, la main du bomécano revient à la charge… son autre main vient en renfort… ses caresses douces, généreuses, chaudes se posent tour à tour dans les cheveux bruns de mon Jérém, dans mes propres cheveux… elles glissent sur nos visages, nos joues, nos cous, nos nuques, nos épaules…
    Sous les caresses de Thibault, sous l’effet de ses baisers à la fois légers et de plus en plus fougueux juste en dessous de la ligne de mes cheveux, je me sens partir… c’est juste pas possible de ressentir autant de bonheur physique, sensoriel, d’excitation et d’apaisement intérieur…
    C’est beau d’assister à ça… à la magie de la présence de Thibault, au pouvoir ensorcelant de ses caresses… sur moi, et même sur Jérém…
    Sous les caresses de Thibault, le visage de mon bobrun s’enfonce dans le creux de mon épaule… je le sens souffler très fort, comme un petit taureau apprivoisé…
    Pourtant, je ne suis pas au bout de mes surprises… je sens son nez effleurer mon cou nerveusement… puis, ses lèvres se posent sur ma peau… elles hésitent, se retirent… allez, Jérém… un petit effort, Jérém, tu peux y arriver… danse avec nous…
    Get into the groove/Rentre dans le groove
    Boy you've got to prove/Mec tu as à prouver
    Your love to me, yeahTon amour pour moi, ouais
    Get up on your feet, yeah/Lève-toi, ouais
    Step to the beat/Marche dans le tempo
    Boy what will it be/Mec qu'est-ce que ça va être
    Mais son visage retourne très vite s’enfoncer dans le creux de mon cou… occasion manquée, une de plus…
    Et si les caresses de Thibault semblent le perturber, mon bobrun ne perd pas le nord pour autant… je sens sa queue dure et chaude frotter contre la mienne… nos glands se frôlent… ça fait des étincelles…
    S’il continue comme ça, il va me faire jouir direct… je ne veux pas jouir, pas tout de suite… je veux garder mon excitation jusqu’à les voir, à les sentir jouir, une fois encore, tous les deux… il me faut garder mon excitation extrême pour prendre ce plaisir ultime, ce plaisir supérieur à mon propre plaisir de mec, le plaisir que seule la jouissance d’un beau mâle, et à fortiori de deux mâles, peut m’apporter… j’ai besoin de mon excitation de fou pour déguster chaque instant de leur quête du plaisir, jusqu’à l’explosion finale…
    Non, mon bobrun ne perd pas le nord… un instant plus tard, son gland se cale juste en dessous de mes bourses, dans la fente formée par mes cuisses collées… le bobrun veut y glisser sa queue… alors, toujours pilonné et câliné par le beau pompier, j’écarte un peu mes jambes pour laisser Jérém… se joindre à nous…
    Sa queue glisse entre mes fesses, frotte contre mes couilles… sa queue avance… qui sait où elle s’arrête, lorsqu’elle s’arrête… je ressens une excitation toute particulière en imaginant son gland effleurer les couilles de son pote…
    Ça y est… ses poils pubiens chatouillent mes bourses… ses abdos se pressent contre les miens, enserrent ma queue, mes couilles… je le sens bander un peu plus son biceps glissé sous mon aisselle… et il commence à me piner à son tour…
    C’est juste magique… nos trois corps s’emboitent, se contorsionnent, se mélangent… et moi, au milieu de tout ça…
    Côté pile… enivré par cette proximité inédite avec mon bobrun, par ce contact serré avec son torse musclé… avec son visage plongé dans le creux de mon cou… avec sa barbe mal rasée qui frotte contre ma peau… et ça chatouille, ça gratouille, ça fait comme des étincelles, encore des étincelles, des étincelles de bonheur…
    Un bonheur d’autant plus grand, et carrément indicible, lorsque les lèvres s’animent, remontent lentement mon cou et s’aventurent jusqu’au seuil de mon oreille…
    Bien sûr… les caresses de Thibault dans ses cheveux bruns et épais doivent y être pour quelque chose, mais qu’importe…
    Le contact avec ses lèvres est magique… elles avancent, s’enflamment… déchantent, s’arrêtent trop vite… elles reviennent à la charge, redescendent le long de l’arrondi de ma mâchoire… elles débordent sur mon menton… remontent un peu… pilent brusquement, hésitent, recommencent… mais toujours se tiennent à bonne distance de sécurité de ma bouche...
    Allez Jérém, encore un petit effort…
    All you need is your own imagination/Tout ce dont tu as besoin c'est ta propre imagination
    So use it that's what it's for/Alors utilise-la voilà pourquoi c'est fait
    Go inside, for your finest inspiration/Entre, pour ta plus belle source d'inspiration
    Your dreams will open the door/Tes rêves ouvriront la porte
    Putain, Jérém…il suffirait de si peu pour que ce moment soit parfait…
    Pendant un instant, j’y ai vraiment cru… cru qu’il aurait le cran de m’embrasser… hélas, le bobrun ne va pas au bout de son voyage… son visage replonge dans le creux de mon épaule, s’immobilise… pendant que ses coups de reins se rapprochent, s’intensifient…
    Voilà pour le côté pile…
    Pour ce qui est du côté face, c’est une toute autre histoire… c’est l’histoire d’un jeune pompier qui débute, certes, mais qui se débouille déjà comme un chef…
    Décidemment, le bomécano est très différent de son pote Jéjé… et cela se confirme tout particulièrement dans le sexe…
    Sa façon de me limer est puissante… le contact intermittent de ses couilles contre mon entrejambe est fabuleux… c’est tellement bon que j’ai l’impression de vraiment jouir entre mes cuisses… à chacun de ses va-et-vient, je sens un frisson se dégager de mon entrée de plaisir et se propager dans mon ventre, faire vibrer mon sexe, irradier jusqu’à mes tétons et exploser dans mon cerveau… chacun de ses mouvements est parfait, un pur bonheur… je sens comme une nouvelle sensibilité se développer dans mon ti trou… je me sens comme ensorcelé…
    Car ses assauts sont bien ceux d’un mec qui cherche à prendre son pied… mais son attitude est aussi celle d’un mec qui cherche à m’offrir du plaisir… c’est plaisant de sentir sa capacité à repérer mes sensibilités et à s’y conformer pour me faire du bien…
    Jérém, quant à lui, le visage toujours enfoui dans le creux de mon épaule, s’agite entre mes cuisses avec une rage sexuelle grandissante… il semble reparti en solo, en quête de son plaisir, cherchant à s’étourdir avec une nouvelle jouissance… 
    Ses baisers me manquent, mais ses coups de reins m’excitent, le contact avec sa queue me rend dingue… ses abdos qui frottent contre ma queue m’approchent dangereusement de l’orgasme…
    Quoi demander de plus à cet instant, à part que Jérém se laisse aller à de nouveaux câlins ?
    Je le souhaite très fort, sans vraiment y croire…
    Mais c’est sans compter avec l’imprévisibilité de mon bobrun… et surtout avec le pouvoir magique de la présence de son pote…
    Sous les caresses de plus en plus appuyées de Thibault, les mains de Jérém aussi semblent se libérer, se lâcher… je sens ses avant-bras remuer dans mon dos… j’imagine avec bonheur que les deux potes sont en train de me pilonner et de se faire des câlins en même temps…
    Et ça s’emballe…
    Je sens le torse de mon Jérém glisser sur le mien, son bassin remonter un peu… son cou se redresse, son visage passe par-dessus mon épaule…
    Je sens le torse du bomécano remonter à son tour le long de mon dos, son bassin avec… tout en continuant à me limer, sa queue change d’angle de pénétration… son menton, sa barbe passent par-dessus mon épaule…
    Je ne sais pas exactement ce qui se passe « par-dessus mon épaule »… je donnerais une fortune pour avoir des yeux à l’arrière de mon crâne… pour pouvoir regarder les deux potes s’attarder dans ce contact que j’imagine très intime et très intense…
    Car un nouveau bonheur sensuel semble animer les deux jeunes mâles… leurs coups de reins semblent désormais cadencés sur le même rythme, sur la même intensité, visant un seul et même but… l’aboutissement de leur jouissance… le partage de leur jouissance…
    Je ne peux pas voir leurs visages, leurs regards… mais j’ai l’impression qu’ils prennent chacun du plaisir à regarder l’autre prendre son pied… j’ai l’impression qu’ils se chauffent l’un l’autre… et que l’un et l’autre ne sont pas loin de l’orgasme… je commence même à me dire que ces deux petites canailles seraient capables de jouir pile au même moment… je commence à le fantasmer… à le souhaiter…
    En attendant, je perds pied… je ne sais plus où j’habite… je ne sais même plus où en est ma bite…
    Je ne vais pas tarder à en avoir le cœur net… c’est lorsque je sens monter en moi cette décharge électrique grandissante qui précède l’orgasme…
    Mais je ne veux pas jouir… toujours pas… pas encore…
    J’essaie de me contrôler mais je sais que je ne vais pas pouvoir me retenir longtemps… sous l’effet des coups de reins combinés des deux mâles, mon gland trempé frotte de façon de plus en plus appuyée entre mes abdos et ceux de mon bobrun… et cela risque bien de précipiter ma jouissance…
    Pourvu que les deux bomecs ne tardent pas trop à se lâcher…
    Puis, soudainement, tout s’arrête dans mon dos… Thibault recule son bassin, se dégage de moi… je l’entends respirer très fort… et son front humide se pose à la base de mon cou…
    « Vas-y ! » l’encourage Jérém, excité au possible.
    « Non… si je continue… » fait-il, désolé.
    En une fraction de seconde, je viens de réaliser que le côté consciencieux et respectueux de Thibault ne se dément jamais, même pas à l’approche de cet orgasme qui ferait perdre toute morale à bon nombre de mecs… et soudainement, j’ai grave envie de ça…
    « Vas-y ! » je le coupe, tout aussi excité que Jérém, voire davantage, puisque dans ma tête son excitation s’ajoute à la mienne.
    « T'es sûr, Nico ? » fait Thibault dans mon oreille, la simple caresse de sa barbe provoquant en moi mille frissons, la simple caresse de sa voix prononçant une fois de plus mon prénom découplant mon envie d’aller jusqu’au bout avec lui…
    « Oh oui… » je me lâche, fou d’excitation et d’envie.
    Le bomécano était prêt à tout arrêter… mais, ainsi encouragé, il ne se fait pas prier deux fois… le jeune pompier a beau être un mec formidable… il en reste pas moins un jeune mâle à deux doigts de jouir...
    Son bassin revient à a charge… sa queue glisse dans ma raie, trouve du premier coup mon entrée de plaisir… et elle s’enfonce en moi avec un naturel délicieux… ses coups de reins reprennent, puissants… ses bisous dans le cou reprennent, doux et sensuels… je sens sa respiration profonde sur ma nuque… sensations de fou…
    Je sens qu’il ne va pas tarder…
    Pourtant, c’est Jérém qui dégaine en premier… sans prévenir…
    … un râle puissant, son corps se raidit, ses dents mordillent la peau dans le creux de mon cou, se bras serrent mon buste avec une force incontrôlée…
    … un deuxième râle, aussi puissant que contenu, lui enjambe le pas de très près… c’est celui du jeune pompier… un premier spasme agite la belle masse musculaire qui est la sienne… « C’est bon Nico… » il laisse échapper, pendant qu’il jouit, en moi…
    … la tête de mon bobrun part un peu en arrière, sa bouche s'entrouvre à la recherche d’air, pile à hauteur de la mienne… je suis fou… j'avance mes lèvres et je les pose sur les siennes… ces dernières s’animent dès le contact établi, le bobrun m'embrasse nerveusement, rageusement…
    … dans mon dos, les râles de plaisir du jeune pompier s’enchaînent, témoignages sonores des bons traits chauds de mec qu’il lâche en moi… son orgasme a l’air vraiment très puissant… qu’est-ce que c’est beau de voir, et même de sentir, un beau mec jouir…
    … un troisième râle retentit dans le petit séjour… le mien… et je jouis à mon tour… je jouis enserré entre deux beaux mâles, entre deux plastiques sculptées, je jouis au contact de ces deux puissances sexuelles de fou… je jouis sur ma peau, du simple contact de leurs épidermes… je jouis des bisous et des caresses de Thibault, je jouis des baisers manqués de Jérém… je jouis avec mes narines, prises d’assaut par les empreintes olfactives mélangées des deux potes… je jouis avec mon cerveau laminé par cette odeur qui monte, qui m’envahit, l’odeur de leurs plaisirs de mec… oui, c’est une odeur aussi… une odeur bien particulière…
    Je crois que je n’ai jamais joui aussi fort de ma vie… je jouis en ressentant en moi le plaisir sexuel de ces deux beaux mâles… et je jouis dans ma tête, là où toutes ces sensations remontent, retentissent, explosent…
    … nos plaisirs se mélangent, comme une énergie qui circule entre nos corps, qui monte, monte, monte et qui explose comme un feu d’artifice… la jouissance de chacun trouve écho dans celle de l’autre, les ondes de plaisir se rencontrent, se combinent, s’amplifient…
    … nos orgasmes et nos râles de plaisirs se suivent, s’enchaînent, se superposent, sorte de « contrepoint rigoureux », joué avec deux canons, sur des variations de plaisirs masculins semblables mais non identiques…
    Et lorsque nos jouissances prennent fin, je n’ai qu’une envie, c’est de prolonger cette étreinte magique à l’infini… pourtant, très vite, Jérém se charge de rompre le charme de l’instant…
    Il relève son buste, il quitte le lit… j’ai tout juste le temps d’entrevoir ses abdos trempes de mon sperme que déjà le bogoss disparaît dans la salle de bain… soudainement, je suis très curieux de savoir où a bien pu atterrir son jus brûlant…
    Un instant plus tard, j'entends le bruit de son jet dru tombant dans la cuvette…
    Oui, Jérém s’est chargé de rompre la magie de l’instant… du moins de son côté… car, côté bomécano, rien ne bouge… le bomécano est en mode récupération… le bogoss a mis tellement d’énergie à contenir ses râles qu’il a fini par tousser à plusieurs reprises juste après…
    Je le laisse récupérer, toujours en moi, toujours habillé de son corps… j’adore sentir un mec en moi, sur moi, autour de moi, après qu’il ait joui… c’est vrai pour Jérém, même s’il ne m’en offre pas souvent l’occasion… c’est tout aussi vrai pour Thibault, d’autant plus que lui il m’en offre l’occasion...
    Le temps de retrouver ses esprits, Thibault se retire aussi… son bassin recule, sa queue me délaisse… mais pas ses bras… ni ses lèvres, qui continuent de poser des bisous doux, même si un peu plus espacés, à la base de mon cou… ni ses mains sur mes tétons, ni la chaleur de son torse dans mon dos, ni la puissance tranquille de son corps tout entier contre le mien…
    J’ai envie de me retourner… envie de lui faire mille câlins… mais mon envie est devancée par la fougue de la sienne… sa main se pose impétueusement sur mon épaule, m’obligeant, ou plutôt m’invitant, à me retourner…
    Nous voilà face à face… qu’est-ce que c’est beau un mec qui vient de jouir… à chaque fois, c’est une découverte touchante…
    Un je-ne-sais-quoi dans les traits, soudainement encore plus lumineux… une légère rougeur sur sa peau chaude… la transpiration sur le front, dégoulinant sur ses tempes… sa bouche entrouverte en quête d’air pour récupérer de l’effort récent…
    Sans compter ce petit sourire gentil et sexy, doux et charmant qui se dégage de ses yeux… et, par-dessus tout, ce regard impayable de mâle repu, le regard d’un mec qui vient de jouir et qui est juste… heureux…
    Oui, tout sur son visage parle du plaisir qui l’a enflammé un instant plus tôt… tout autour de lui dégage cette vibration, cet écho retentissant et si typique d’une jouissance qui vient de secouer un beau corps masculin…
    On se regarde en silence… et là, le jeune pompier se laisse aller à un petit geste certainement inconscient mais que je trouve indiciblement mignon… le bout de sa langue se glisse entre ses lèvres… il s’y attarde un instant, comme une caresse… c’est tout juste perceptible… et il disparaît aussitôt…
    C’est une sorte de tic que je lui ai déjà vu à d’autres occasion… un petit rien, un rien du tout… pourtant, ce petit bout de langue qui apparaît au milieu de sa barbe a quelque chose d’enfantin et de très sensuel à la fois…
    J’ai trop envie de l’embrasser… mais avant que je puisse céder à la tentation, le bogoss entreprend de me questionner :
    « Ça va, Nico ? » fait-il en ajoutant un nouvel éclat à son petit sourire…
    Je me dis que le petit Thibault gagne vraiment à être connu... de près… il est vraiment sexy comme pas permis... son sourire est tellement incendiaire que, tout comme son pote, le gars doit être interdit de séjour dans les stations de ski en hiver... et prié de garder une distance de plusieurs km de la garrigue en été...
    « Oh… trop bien ! » je finis par lui répondre, enchanté.
    « Tu regrettes pas ? » il enchaîne.
    « Mais pas du tout… du tout… » j’essaie de le rassurer.
    « Tant mieux… » fait-il « tant mieux… ».
    « Et toi ? » je ressens le besoin de lui demander.
    « Pas du tout… » il me répond, son regard dégageant tout l’éclat de sa virilité tranquille.
    « C’était trop bon… c’était juste… insensé… » j’abonde ma réponse, dans l’espoir de le pousser à se livrer un peu plus.
    Et quel bonheur de l’entendre rétorquer :
    « Grave… jamais j’aurais pensé que ce serait… ».
    Le bomécano marque une petite pause, avant de continuer :
    « … si incroyable… ».
    Inutile de préciser que, après ce petit échange, j’ai encore plus envie de l’embrasser… nos visages sont tout proches… nos lèvres sont tout proches… sa barbe est toute proche… mais est-ce que je vais oser m'approcher de sa barbe toute douce et toute proche ?
    Moi, je ne sais pas… mais lui, il ose… son visage avance vers le mien, ses lèvres effleurent les miennes… c’est une caresse légère… ses lèvres son chaudes, douces, sa barbe est un pur bonheur…
    Juste un petit bisou, puis un autre et un autre encore… les bisous s’enchaînent et je suis fou… je suis surpris, excité, touché, mais un tantinet mal à l’aise… Jérém peut revenir à chaque instant, et je suis pratiquement certain que s’il voit ça, ça ne va pas lui plaire…
    Cet échange de bisous me rend dingue… mais qu’est-ce qu’il cherche cet adorable petit mec ? Un peu de douceur, un peu de tendresse après ce moment de sexe intense ? Serait-il le genre de garçon qui, après l’orgasme, a besoin davantage d’un câlin que d’une cigarette ?
    J’adore ce qu’il me fait… pourtant, il faut que j’arrête… mais en même temps ça me fait peur… ça va trop loin…
    Puis, ses mains se portent sur mon visage… le geste est excité, fébrile… impatientes, elles caressent mes joues, mes oreilles, puis encore mes joues, mon cou, mes épaules… ses lèvres se font de plus en plus audacieuses…
    Mais lorsque je sens le bout de sa langue s’insinuer doucement entre mes lèvres, je panique…
    Puis, mes oreilles m’apportent un bruit d’eau ruisselante venant de la salle de bain… je réalise que mon bobrun est en train de prendre une douche… bruit familier qui me rassure…
    Et j’en oublie instantanément toutes mes réticences… ses caresses sont si douces… j’en ai trop envie… je ne peux pas résister, je craque… mes lèvres s’ouvrent, nos langues se rencontrent, se mélangent…
    Son attitude toute entière a quelque chose de merveilleusement doux et rassurant… c’est décomplexé, dédramatisé, c’est extraordinairement normal, naturel… c’est juste de la tendresse entre garçons…
    Son élan est contagieux… très vite je me laisse emporter par son enthousiasme… mes mains se portent à leur tour sur son visage, caressent, insatiables de ce contact avec sa peau chaude, avec sa barbe qui me fait craquer…
    Nous nous faisons du bien, nos papouilles font pétiller nos corps et nos esprits, et cela se traduit par de petits rires incontrôlables, d’une part et d’autre, et qui ont quelque chose d’adorable, d’enfantin…
    Un instant plus tôt, j’avais envie de lui faire mille bisous… et maintenant que j’ai commencé, j’ai désormais envie de lui faire un million de bisous…
    Ses bras m’enserrent contre son torse velu… ses cuisses musclées enserrent mes cuisses… ainsi, lorsque son corps pivote, je pivote avec…
    C’est une sensation enivrante que de ses sentir manipulé avec tant d’aisance par ce corps puissant et doux à la fois…
    Lorsque le mouvement cesse, je me retrouve allongé sur le corps du jeune pompier… qu’est-ce que c’est bon de l'embrasser, de s’embrasser…
    Qu’est-ce que c’est bon le contact avec son corps… ma queue contre la sienne, mes couilles contre les siennes… ses couilles que je découvre moites, gluantes… je tiens désormais la réponse à ma question de tout à l’heure… celle de savoir où irait échouer le jus brûlant de mon Jérém…
    Ses bras m’enserrent, ses mains s’enfoncent dans mes cheveux, glissent dans mon dos… je suis parcouru par mille frissons… je ne tiens plus en place… mes jambes, mes cuisses gigotent nerveusement, elles se frottent à celles puissantes du petit taureau… je me sens si bien enserré par ses épaules, par cette carrure qui déborde la mienne… je ne me lasse pas de caresser… j’aime tout particulièrement palper son cou et ses biceps puissants… j’adore le contact avec son torse musclé, avec ses poils si doux, avec ses cuisse musclées…
    Les bras de ce gars renferment une puissance telle qu’il pourrait me briser en deux s’il le voulait… ainsi, dans les bras de cette belle bête, je me sens vraiment une petite chose… pourtant, sa force s’accompagne d’une douceur et d’une sensibilité de même intensité… alors, dans ses bras, je me sens vraiment une petite chose, certes… mais une petite chose bien protégée, en parfaite sécurité…
    Je l’avais deviné rien qu’en le côtoyant… dans ses bras, c’est le bonheur… et là j’en ai la preuve… dans ses bras, je me sens bien, je me sens en sécurité, et j’ai vraiment l’impression que rien ne peut m’arriver… je me sens si bien que je ne voudrais jamais en partir…
    Le contact de nos corps nus fait des étincelles, encore et toujours des étincelles… nos mains et nos bouches se défoulent, l’emportement de l’un entraînant celui de l’autre, dans une spirale qui semble ne pas avoir de fin…
    Et quand le bomécano s’emploie tout particulièrement à caresser à la base de ma nuque, j’ai envie de pleurer tellement c’est bon, tellement je me sens bien… tellement ce mec sait tout rendre beau sur son passage, avec sa simple présence…
    Oui, Thibaut débute mais Thibault a l’air mieux dans sa tête que Jérém et moi mis ensemble…
    Quand je pense que, un peu plus tôt cette nuit, je m’étais dit que j’avais envie de montrer au jeune pompier que l’amour entre garçon peut être beau, intense, puissant et tendre à la fois…
    Mais là, c’est bien lui qui est en train de m’apprendre que le plaisir entre garçon peut être infiniment sensuel, touchant… et assumé, qui plus est… comme tout ce que le jeune pompier entreprend dans sa vie… car Thibault n’est pas genre à jeter la pierre et cacher la main… quand il se lance, il se lance avec tout son (beau) corps et sa (très belle) âme…
    Thibault a non seulement pris son pote par la main, lui montrant une voie qu’il a failli emprunter… mais il est également en train d’ouvrir un boulevard d’espoir devant moi…
    Je ne sais pas si Thibault est gay, ou bi, ou juste un hétéro curieux, ou je ne sais pas quoi d’autre… et je m’en fiche… tout ce que je sais c’est que, pour certains aspects, Thibault me rappelle un garçon nommé Stéphane… qu’avec Thibault, je me sens aussi bien qu’avec Stéphane…
    Cette comparaison qui me saute aux yeux, cette similitude avec ce que j’ai vécu avec Stéphane, provoque un déclic dans ma tête…
    Soudainement, je réalisé à quel point j’ai été naïf tout à l’heure de croire que cette rencontre sexuelle n’aurait pas de conséquences sur notre amitié…
    Il ne faut pas oublier que le sexe est une matière dangereuse, instable… il n’est pas rare qu’elle nous échappe des mains, qu’elle tourne vers une sensualité qui déborde très vite sur de la tendresse…
    Voilà un enchaînement de choses que peut-être ni moi, ni Thibault, et ni même Jérém, n’avions mis en compte en nous embarquant dans ce plan… en trouvant rassurant de nous cacher derrière ce petit tarpé…
    J’ai l’impression que Thibault ne m’a pas baisé… j’ai vraiment l’impression qu’il m’a fait l’amour… ces bisous… ces caresses après l’amour… qu’est-ce que tout cela signifie pour lui ? Pourquoi Thibault a accepté de rentrer dans le jeu de Jérém ? Pourquoi je me sens si bien dans ses bras ?
    Non… après cette tendresse, après ces câlins, ces bisous… définitivement désormais rien ne pourra plus être comme avant entre Thibault et moi, rien….
    Mais je choisis de mettre toutes ces questions de côté… demain sera un autre jour, et j’aurai largement le temps de me torturer l’esprit…
    Pour l’instant je profite de ces bisous, de cette douceur, de ce garçon… de cette impression que, tant que je suis dans ses bras, rien ne peut m’arriver…
    Je ne sais pas depuis combien de temps nous nous embrassons… je suis comme dans une bulle et j’en ai oublié la peur que mon brun nous surprenne… au contraire, je trouve ça tellement beau qu’une partie de moi voudrait qu’il assiste à tout ça, que ça le fasse réfléchir, que ça le rassure, que ça lui donne le courage, l’aisance de s’unir vraiment à nous…
    Oui, je suis dans ma bulle… ou plutôt dans une bulle sensuelle en compagnie du bomécano, ce jeune mec adorable, insatiable de câlins à donner, et à recevoir… ce mec est un bonheur absolu… j'ai envie de le bouffer tout cru…
    Pourtant, la tendresse n’exclut pas la sensualité… bien au contraire… je bande à nouveau… je sens qu’il bande aussi… j’ai encore envie de lui… et c’est tellement violent que ça me fait presque peur… il a encore envie de moi… et c’est si flagrant que ça me fait grave envie…
    Puis, à un moment, je sens le matelas se dérober sous mes pieds… au même moment, mes narines sont prises d’assaut par une odeur puissante et bien familière, une fraîcheur se dégageant d’une peau tout juste douchée, séchée à la va vite et encore un brin humide…
    Soudainement, je réalise que je ne me suis même pas rendu compte que le bruit de l’eau dans la douche a cessé…
    Le petit matin approche… mais cette nuit, notre nuit, est loin d’être terminée…
     


    10 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires